Croisières de 1980 à 1993

 

Je travaille aussi, en indépendant, pour des compagnies de croisières dans le monde entier : Dawson Forwarding (UK), Sea Image (Florida), Cruiseship Picture Co Ltd (UK), Paquet, Club Med, Dereck Washington Inc. Je tiens à remercier John Davies, Richard Dawson et Roy Woodford, les dirigeants de Cruiseship Picture Co Ltd (UK) pour leur confiance et leur aide.
Je m’amuse beaucoup. Je travaille aussi beaucoup.
J’apprends à gérer un business et une équipe.
Comme on dit la-bas : Work hard, play hard. On me dit que j’ai de la chance. Effectivement, plus je travaille dur, plus j’ai de chance.

Lors de mon interview d’embauche pour être photographe free-lance sur bateaux de croisière, le PDG, John Davies, poli, respectable et intelligent, m’a déclaré : « Je vous fournis des passagers, une chambre noire, un endroit pour exposer et vendre vos photos. Faites tout ce que vous voulez, tant que cela ne gêne pas les compagnies maritimes avec lesquels vous coopérez ». Tant que les photos se vendent, tout est OK. J’étais émerveillé par cette définition du business, juste ce qui convenait à mon esprit d’entrepreneur. Je n’avais jamais entendu un tel discours en France.
Comme dans la super série TV américaine « Friends », la grande famille des membres d’équipage est mon « peer group », groupe de pair en français. Pour moi, mieux que ma famille pourrie. Je trouve toujours quelqu’un pour jouer. Suis-je Joey, Ross ou Chandler ?

Cozumel, mexique. Girls, cameras, heaven! Des filles des appareils photo, le paradis !
No obligation to buy the photos. Pas d’obligation d’achat !
Barry Moss, Chris Fournier, Douglas Plews.


Le Leica M4P avec la compagnie anglaise Cruiship Pictures Co. UK
Fantastique pour le travail sur bateaux de croisières. Nous avions des fois 10 Leica à bord. Pas de miroir, viseur à collimateur (rangefinder camera). On pouvait donc voir le flash atterrir sur les visages et savoir si les yeux étaient ouverts. On avait une vue dans le viseur plus large que la photo, ce qui permettait d’anticiper les éléments étrangers qui allaient entre dans notre champ au dernier moment, par exemple, les serveurs dans notre photo de tables de salle à manger.
Maintenant vous comprenez l’engouement pour ce fameux Leica.

Voici exactement ce qu’on voit dans le viseur du Leica MP4. Les lignes externes blanches sont le cadre de la vue finale avec l’objectif Summicron de 35mm, les lignes internes sont le cadre de la vue finale si on utilisait un objectif de 50 mm. Si un requin s’approche du cadre on le voit avant qu’il n’y rentre. On voit aussi un bout de l’objectif qui nous rappelle lequel on utilise. On voit aussi que cela n’est pas moi qui ait pris la photo, car je suis dessus, les visages sont coupés et l’horizon n’est pas droit. Les copyrights bien-sûr ont été ajoutés pour des raisons qui n’existaient pas à l’époque (1980).On pouvait aussi faire la mise au point dans l’obscurité quasi totale.
Aussi increvables, comme nous les photographes.
Seul point noir : la syncro-flash à 1/60eme seconde, trop lente pour les photos en extérieur de sujet en mouvement, donc Nikon F3.

S/S Norway, ex S/S France, vers 1985

2015

Je fais le clown pour faire rire les passagers, le secret de vente de ce genre de photos.

Ca ne marchait pas toujours.

Janet a écrit le 18 décembre 1981 : « Cher Christian, j’ai apprécié nos moments partagés. Tu es une personne magnifique. Merci de ton attention et de ton amour de la vie. Tu m’inspires. J’espère que nous nous reverrons. Mon adresse : Janet …..
The M/S Stardancer darkroom. A masterpiece of efficiency run by Christian Fournier

Le labo photo du M/S Stardancer. Un chef-d’œuvre d’efficacité par Christian Fournier
Développement couleur négatif C14 avec tireuse et développeuse Durst sur rouleaux et quelques appareils photo. Shoots, développements et impression de plusieurs milliers de photos par semaine. Cette photo est sombre, c’est nomale, c’est dans une chambre noire.

1 – Chief photographer Christian Fournier holding Minolta Flashmeter
2 – Paper processor Wenko. The exposed paper is on rolls and loaded in the dark at the far end and carried through the different baths via the 2 belts. It comes out all dry at the end (the one we see)
3 – Durst enlarger /printer. The unexposed rolls of paper are loaded in the dark at the back of the machine and every 35 mm negative is individually exposed. The transport of the paper for the next exposure is motor driven. Plus scissors, stapler, pen and note pad.
4 – The paper trimmer. The long length of exposed prints is then cut to size to produce the 5×7″ or 8×10″ prints
5 – Air conditioning unit
6 – Internal ship telephone
7 – Coffee machine for the French photographer (me)
8 – Kettle for tea for the British photographers (all the others)
9 – Spools to take up the processed rolls of paper
10 – Water filters to protect the films and paper
11 – Paper cores to go the spools and roll up the exposed paper
12 – Quantum batteries for our Sunpack Flashguns. Indispensable for indoor and also outdoor to attenuate the strong shadows of the (usually tropical sun)
Unmarked : Leica cameras, Hasselblad cameras, Fuji 6×9 camera, Nikon F3 cameras, Sunpack Flashguns, various backs, lenses, motor drives …

Here we have a better view of the paper rolls. The is the S/S Rhapsody darkroom.
La photo est foncée car c’est dans la chambre noire.
Je rencontre des gens extraordinaires : (ici sans ordre particulier)
I meet extraordinary people (here in no particular order)

César, Henri Salvador, Isaac Stern, Maurice André, Keith Jarrett, Vladimir Ashenazy, Jacques Martin, Isabelle Aubray, James Galway, Susy Schott (playmate), Sandrine Filleul, Jimmy Carter, Alan Lake, Michelle Farrelly, Carole Holt, Kim Calderoni, Mike Beezley, Chris Chavez, Pat Gatti, Charlie Dawson, Liza Rasmussen, Sharon Stanley, Laura Lang, Paul Smith, Franck Tigwell, Gerald Collins, Anne Lize, Simon Emm, Esher Surrey, Trisha Cottam, Mike Gould, Duncan Shakley, Lewis Cook, Barrie Moss, Paul Carr, Nigel Atherton, Martin Gudz, Dave King, Richard Dawson, John Davies, Roy Woodford, Derek Washington, Tom Long, Stuard Ward, Steve Harris, Scott Anderson, Paul Hargrave, Paul Car, Pat Denton, Nigel Atherton, Alain Weiller, Marianne Chevara, Marc Bromhead, Jeremy Kingston, Jamie Harrison, Ian Johnson, Ian Green, Graham Mitchinson, Franck Tigwell, Dave Nicholson, Dave King, Doug Plews, Simon Emm, Tim Wenn, Darren Downs, Craig Hellmann, Chros Kakol, Charlie Dawson, Bernard Reid, Barry Moss, Andy Novis, Andrew Roger, Andrew Mc Dermott, Andrew Bruce, Aline Bariola, Alen Jolley, Alana Maudsley, Carlos Lopez, Dr Nicole Bordes, Wanda Alison, Terry Russel, Terri Hammer, Sylvie Lecointre, Shannon Templeton, Robin Fellows, Pamela K Milenst, Nathalie Monvoisin, Nancy Pollack, MichËle West, Margaret Cleveland, Lynn Wiechter, Linda Brown, Kathy Mariani, Karen Kurtz, Judy Mesaros, Joyce Sweinberg, Jackie Lanke, Helen Boykin, Gwendoline Henry, Ellen Ridgely, Denise Jeft, Dede Tabor, Cindy Peardon, Christine Blanc, Ann Blocker, Angel Swanson, Andrea Dorfmeister, Petra Lindblad.

 

Je satisfais ma passion des voyages : (ici sans ordre particulier).
I fullfil my passion for travelling.

Mendenhall Glacier, Ile Des Pins, Nouméa, Nouvelle-Calèdonie, New Caledonia, Jund, Mazatlan, Torrance, California, La Rochelle, Albuquerque, Vanuatu, Australia, New Caledonia, Nouvelle Caledonie, Dunn’s River Falneau, Skagway, St Thomas, Miami, Los Angeles, Ketchikan, Glacier Bay, Tracy Arms, Whittier, Mazatlan, Puerto Vallarta, Stone Islals, Sipadan Island, Malaysia, China, South East Asia, Hong Kong, Nanjing, ShanghaÔ, Padang, Manille, Djakarta, Pukhet, Bali, Singapour, Padang Bay En Indonèsie, Tanjung Priok, Le Port De Djakarta, Kuala Lumpur, Ile De Nias, Borobudur, Scandinavia, USSR, Vancouver, Canada, Hawaii, Los Alamos, New Mexico, Death Valley, Manaus, Bresil, Orinoco River, Amazon River, Honduras, Sea of Cortez, Colorado, Fort Lauderdale, Newport News, Virginia, Monte Carlo, Toronto, Quebec, Canada, Missouri, Philadelphia, Eleuthera, Tampa, Key West, Cozumel, Playa Del Carmen, Knoxville, Tennesse, Death Valley, Las Vegas, Gainville, Florida, Cozumel, Grand Cayman, Jamaica, San Juan, Puerto Rico, Haiti, Cap Haitien, Nassau, Alaska, Glacier Bay, San Francisco.

 


Un orage en pleine mer. Comme disait le commandant Schmittenberg : « A sight for the gods »

L’itinéraire de l’Ocean Pearl.

Une gloire (connu aussi comme le Spetre de Broken) est un phénomène optique entourant un objet matériel, ayant la forme d’une ellipse aux couleurs de l’arc-en-ciel. Il s’agit d’un ou plusieurs séries d’anneaux colorés vus par un observateur autour de son ombre portée sur un nuage constitué principalement par de nombreuses petites gouttelettes d’eau, sur du brouillardA glory (also known as the Broken Specter) is an optical phenomenon that resembles an iconic saint’s halo about the shadow of the observer’s head. The effect is believed to happen due to classical wave tunneling, when light nearby the droplet tunnels through air inside the droplet and, in the case of glory, is emitted backwards due to resonance effects

Judy Vaught a écrit sur un reçu de vente de nos photos : « Les vacances sont terminées, mais les souvenirs commencent. Merci de les avoir rendus impossibles à oublier et si excitants à se rappeler. »

John Cable, Chris Fournier, Nick Llellelyn 

Avec Laura Lang.
John Puczkowski: « Hi Chritian. Thanks for the connect. You were a legend on Cruiseships! We all looked up to you as photographers! »

Je crée un gros recueil de toutes mes notes, « Smile Folks » = Souriez Messieurs Dames » avec exemples photos, de mes activités professionnelles sur les bateaux de croisières. Des extraits figurent sur cette page et aussi les pages 31 et 35

Linda wrote: « Christian, you are a warm, caring and sensitive soulful human .. I love you just the way you are … Nothing more be said … Except: when you’re in the States LOOK me up and stay a while….Linda a écrit : Christian, tu es un être attentionné et sensible…. Je t’aime juste comme tu es.. Rien de plus à ajouter … Sauf que quand tu seras aux States viens me voir et reste un peu ….

Christian Fournier, Alan Green et Barry Moss. La chambre noire du S/S Rhapsody. Nous lançons des films en l’air (on ne les voit pas bien). Maintenant un symbol du passé.

My criticisms are not to annoy anybody personally. I just think that someone has to point out the problems, so we can all solve them and get a smoother running! All the best. Christian FOURNIER

Créé en découpant une photo de moi, imprimée à la bonne taille et collée sur mon visage. C’était avant Photoshop.

Dear M. Dawson.
I’ve just returned from the 12/12/1987 cruise aboard the MS Stardancer to Mexico. I spoke briefly to you on the Lido Deck concerning your photographers on board the Stardancer. You have two exceptionally mannered and professional persons on board. My wife and I enjoyed having our pictures taken i a relaxed atmosphere. Both photographers, Andrew Bruce and Raphael Fournier ( Chris) were the photographers. They are to be congratulated for their efforts. Thy helped make our cruise a pleasant one. You should be proud of them and the other passengers agree that they are Excellent employees. Please put this in their service record. Sincelerely ….
 

The foetus and the egg in Monte Carlo, photo Peter Warner. I like them sunny side up. Now you know I have a big head. 

Je travaille l’été 1982, toujours pour Cruiship Pictures Co, à Monte Carlos. Ils ont une consession photo au Casino Loews. Je travaille avec Peter Warner. Nous photographons les gens lors des soirées (ma première photo fut Catherine Deneuve) avec un très gros appareil, le Rapid Omega, format 120, négatif de 9×6 cm, puis présentons les photos à la sortie, (divers formats, y compris des vignettes individuelles sur chaque personne, c’est à quoi sert le masque en carton que je tiens à la main) avec de très beaux présentoirs en velours.

Je travaille aussi de temps en temps, toujours pour Cruiship Pictures Co, à Universal Studios, près de chez moi, à Los Angeles.

Re : Attention: Hotel Manager. Photographer for Innothera. Dawson Forwarding have arranged an excellent French photographer who will arrive Nice 4/3/1991. Due to stay onboard thru till 16/5.
He will replace Robert and take same cabine. Regards S.T.

SS Veracruz, Tampa Florida, May22,1982, to whom it may concern: Mr Christian FOURNIER of French Nationality, was employed aboard the SS Vercruz as the Chief Photographer from March 24, 1980 to May 22,1982. Mr Fournier had always proven to be very popular with the passengers he dealt with and the crew and Staff. Mr Fournier is capable of running a very efficient operation and was courteous at all times. I would highly recommend Mr Fournier for employment and I am sure you will find him an asset to your establishment. Sincerely, George Reilly, chief purser, SS Veracruz
1982, Missouri, USA . J’ai créé cette photo grâce au vent qui secouait doucement les fleurs. J’ai utilisé différentes combinaisons de vitesses d’obturation pour obtenir le léger flou de premier plan, et de diaphragmes pour le flou d’arrière-plan. Pas de Photoshop.

1982, Missouri, USA. I created this photo thanks to the wind which gently swayed the flowers. I used different combinations of shutter speeds to get the blur effect in the foreground, and apertures to get the background blur. No Photoshop.

Even better than a Turner painting, as in page 6. All right, nearly as good as.

 

Simon Emm: Back in 1982 I loved your photography. I still do and hope to visit you one day. « Creamaginity » is a word I have made for you. I don’t think I have ever met a photographer (no disrespect guys) as Creative and Imaginative as you Christian Fournier. And with the French charm, always going to succeed.
Aussi un Fuji grand angle 6″x9″ sur film 120

Un mégaphone pour les groupes
Juillet 1989 à bord du M/V Stardancer
PHOTO DE GROUPE DE 1100 PASSAGERS, JUILLET 29 1989
DE: R. C. Fournier à: Cruiseship Picture Co. Ltd.
Cette semaine le bateau était affrété pour une croisière chrétienne. Donc j’ai essayé de faire une photo de groupe géante. Avec mon appareil 6×9 cm à objectif grand angle, j’ai grimpé sur la cheminée et j’ai fait des essais de prise de vue, me servant du visage de l’assistant, Nick Lleweillin, pour savoir si on pouvait mettre 1100 passagers autour de la piscine et si tous les visages seraient reconnaissables.
J’ai conclu que ça marchait bien, spécialement si le négatif 6×9 cm était imprimé en deux moitiés: deux tirages 10×8″, ce qu’on pouvait faire avec notre Durst 801, créant ainsi une image 10×16″.
J’ai tout organisé avec M.Templeton, le responsable du charter et j’ai eu l’autorisation du capitaine, du directeur de la croisière et du responsable de sécurité. J’ai réussi à faire figurer une annonce de l’événement dans le programme quotidien pour le prochain jour en mer. Ce jour-là j’ai fait des annonces PA, on a ouvert le toit, et le capitaine a fait tourner le bateau pour que le soleil soit dans mon dos. J’ai réussi à mettre tout le monde à la bonne place, dirigeant les passagers de la cheminée avec mon mégaphone. J’y ai consacré 3 rouleaux de film 120 : un Rouleau panatomic X pour la netteté maximale, un rouleau sur notre Agfa C41 et un autre sur du Kodachrome 25.
Quand j’avais presque terminé le shoot, le gars chargé de la vidéo du charter (Auvid Prod. Int.) a décidé de me rejoindre là-haut. L’assistant Jamie Harrisson et moi l’avons aidé à monter avec son équipement, ce qui n’était pas facile vu qu’il n’avait pas mon expérience en escalade. On ignorait ses possibilités commerciales. Il a pris ma scène en vidéo, les passagers ont commencé à chanter, une chorale de 1100 voix, et c’était un événement impressionnant.
Le lendemain à Ketchican, j’ai acheté le bon papier et de la colle et nous avons travaillé toute la nuit pour produire cette photo de groupe parfaite de 1100 passagers en 10×16″. Chaque visage était net et reconnaissable. Nous avons imprimé 500 copies. Tout le monde était impressionné.
Tous les gros bonnets m’ont félicité. Malheureusement, il y avait une concurrence déloyale avec la production vidéo qui a offert une bande superbe de 60 minutes contenant tous les événements de la croisière, y compris ma photo de groupe. Il a vendu 700 bandes, j’ai vendu 300 photos. Cette anecdote témoigne l’impact de la vidéo : un marché nouveau et meilleur.CHRISTIAN FOURNIER, Photographe en chef, M/V Stardancer
NORMAN FLASHGUNS

TO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer. DATE: June 30th, 1989

I am experimenting with using my own Norman flashgun, mounted on a stand using an umbrella, for embarkation and gangway shots.

Advantages :
-More power per flash. -More flashes per battery.
-A much softer light due to the umbrella.
-A very consistent exposure since the distance flash to subject is fix, only the distance camera to subject varies.
-Looks very imposing and professional, so pax pay more attention, pay $6 more easily for they know that they cannot do it with their disc cameras.

Disadvantages :
-Expensive.
-More stuff to carry, store, set up, recharge and maintain.
-Only works where there is enough room so passengers won’t stampede the whole thing.

CHRISTIAN FOURNIER,


A note from Captain Kjell Smitterberg : To Christian Fournier, the most pleasant photographer in the cruise business !!!!
Please find enclosed « a bottle » as a best of or a small token of appreciation for a splendid diving. Thanks …. happy vacation. Kjell Smitterberg, you’re old man.

Halloween, of course. No we do not dress like this every day!
Everyone asks if the bear is male or female. So once and for all, here it is …. definitely male.

Here in Cabo San Lucas, Mexico, with Dr Nicole Bordes.

I am a house support in the Bahamas.

Here in Grand Cayman, on a « pirate boose cruise »
I am the guy kissing.

J’ai inventé les « Formal Portraits ». Voir page 35.
I have invented the « Formal Portraits » See page 35
 
 

We had to mix thousands of gallons of chemicals.
Il fallait mélanger des litres et des litres de produits pour développer.

We had to do all the repairs ourselves, at sea.
Il fallait réparer les machines photo en pleine mer.

Recognize the darkroom coat? Mexico 1983.

The paper trimmer. Here on S/S Norway, former S/S France.
La machine à couper les rouleaux. Ici sur le S/S Norway, anciennement paquebot France.
RCCL Dilemma

TO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer.
DATE: Sept 23rd, 1989
Sept 16th, second day of the coastal cruise, at 8:00 AM, I had just finished organizing my gangway shots (flowers, ring, cameras, beautiful shots thanks to the port authorities of Victoria B. C.) and was ready to shoot a very nice gangway, when I was ordered by the chief purser to do some shooting immediately for RCCL.
My two assistants had just gone ashore : I gave them the morning off since they printed the embarkation pictures while I was doing paperwork the night before (I had to search in 6 months old papers to show that the #3 uniform payments had been paid properly, as stated clearly on my papers, and to find a mistake in bleach stock that my vacation replacement had made).
I tried to discuss but the chief purser, the captain and the housekeeper are in panic: the RCCL representative must have these rolls of film within the hour so he can send them to the head office right away in Victoria.
This gentleman (?), Les Royle, boarded the ship the day before and could have easily told me his wills then, so I could have changed my plans and not lost $500 worth of gangway photos!
So I followed Les Royle three times around the whole ship in an erratic fashion, photographing what he pointed out (including the photo gallery with panels closed and open with photos on), numbering the frames for references.
I gave him the three rolls at 9:00 AM and made him sign a receipt. The following day, he gave me the three rolls back for process !!! He had not bothered sending them that day, so there was no rush after all !!!
I printed everything; excellent work, as always from me (Paul Smith has negs for evidence). I made him sign another receipt with a $400 price on, which is cheap for 200 photos, one hour shooting, three hours processing and printing and one gangway lost!
He said: « just give it to the chief purser to put in our account. » I did.
The chief purser said: « there is no RCCL account » !

 


$ 3234.00 in one day. MEXICAN CHARTER
From: Christian Fournier To: Mr. R.C.. Dawson, Cruiseship pictures.This week I negotiated a deal with the Mexican charter leader to offer a classy 10×8″ embarkation photo of every couple, in Mexican silver frames. We shot 170 120 negs from 9am to 5pm in Puerto Vallarta, outside the ship, using my own Norman flashgun, the Hasselblad and the Stardancer life ring that I made last month.
The portraits were excellent and every one was pleased, for I planned it all ahead so that the pictures would fit elegantly in the frames.
The beauty of it all is that I charged the portrait price for each 10×8″ print: $15.00 each. The Mexican organizer found it steep, but since he had the frames already purchased and had advertised his giving away a superb framed photo to each couple, he couldn’t argue much!
I rang the cash as #21: $15 x 170 = $2550.00. No folders were used (see paperwork#98)
And what is even better: I photographed the ceremony, one photo for each couple receiving their framed picture and I sold 114 5×7″ prints at $6.00 each, with folder ! I rang the cash as #2: $6.00 x 114 = $684 (see paperwork # 98).
So I made $3234.00 that day.CHRISTIAN FOURNIER, CHIEF PHOTOGRAPHER M/V STARDANCER 

Cruiseship Picture Co Forwarding Limited, 101 high street, Esher, Surrey KT10 9QE, England. Tel (0372) 465700 Fax (0372) 462350 7 June 1993To whom it may concern
Dear Sirs Re. Christian Fournier
The above named was engaged as an independent contractor to the Cruiseship Picture Company Inc, for whom we act as Personnel Agents, from March 1980 to March 1992.
Christian always performed his duties in a
most professional and enthusiastic manner, and was reliable and trustworthy in carrying out a first class job of work. We would have no hesitation in offering him a further contract with us, and recommend him for similar positions in his field. Yours faithfully, Trisha Cottam, Personnel Manager

This was only to test my remote camera triggering and flash slave!

Sea Cruise Services Incorporated, 1015 N. America Way, room 118, Miami Florida 33132
Letter of Employment
This is to certify that Raphael Christian Fournier of French nationality, passport number 85 FC 79452 has a confirmed position on board the Sovereign of the Seas of Norwegian Registry. He is to report to the Sovereign of the Seas on or about March 20th 1993.
This letter of employment is valid until March 20th 1993. « If the above named seaman fails to join the vessel to which he is assigned, or some other vessel of our line, within the period of time for which he is admitted, this company will be responsible for any costs incurred in deporting him to his homeland or to the country in which he obtained his transit visa. »
Seacruise Services, Inc. Michael D. Brinkhusrt, President.

Chercher l’erreur. Spot the mistake.

Je rencontre Jeraldine Saunders, l’auteur de la série TV « The Love Boat »

Lors de la mise sur le marché des révolutionnaires processeurs photos en une heure, j’ai été le premier de la compagnie à suivre un cours à Los Angeles. La brochure disait : « un film = 1 heure » Oui, mais avec les deux pistes en continue, cela donnait 30 films = 15 heures, inutilisable car nous avions chaque soir au moins 30 films à tirer pour le lendemain matin. Notre ancien système consistait à charger jusqu’à 36 films sur 36 bobines, dans le noir, les insérer dans un panier adéquat et tremper le tout dans les différents bains. Heureusement, les machines en une heure se sont énormément améliorées au fil du temps

Ici, avec la tireuse Konica, la machine derrière, devant c’est Nicole. Non, les négatifs n’étaient pas aussi grands que ça.

Vu mes capacités de plongeur (voir page 24), la compagnie de photos de croisières me demande de faire des portraits des passagers qui font du snorkel. Les gens photographiés achètent leurs portraits sous-marins, mais cela n’est pas rentable, car je ne peux photographier que les « snorkelistes » qui sont trop peu nombreux par rapport à la totalité des passagers.

.
Je mentionne une grève et suis immédiatement viré de N.C.L, mais pas de Cruiseship Picture Co. 

The O.B. = the Officer’s Bar
Dunns River Falls, Jamaica with Karen.

Why can’t we get new uniforms? PS We did get new uniforms!

L’Amazonie !

Les croisières « transcanal » = une merveille

Breakfast in Los Angeles, music by Pink Floyd. 

Le photographe multi-tâches. Notez les Leica M4P. Nous en avions toujours au moins 6 sur chaque bateau.

Charlie Dawson, best entertainer I have ever known. He sang in Stanleys Pub, next to my photogallery on the M/S Stardancer.
Here with Robin Fellows, great singer. Shot in Cabo San Lucas, Mexico.
Charlie said : « Christian Fournier never took a bad picture. » 

Patronly, prudish, old fashioned, proper, flirty, cheeky, provocative, asking for it, slut, whore. More …
…More.. in the darkroom..

The darkroom. A very great place indeed.
On a une belle vue sur la tireuse et à gauche le système à développer les films 35mm, dit « dip and dunk »: jusqu’à 36 films sont enroulés, dans le noir complet, sur des spirales métalliques qui sont encastrées sur une armature. On plonge cette armature dans les différents bains C41 maintenus à température constante grâce à une circulation d’eau.
 
 

Le grand Andy Novis. Le mec le plus créatif que j’ai jamais connu. Oui, c’était du faux sang, l’araignée aussi.


With Terri Russel on piano, literally

Andy et moi avons fait cette fausse photo de meurtre dans les rues glauques de San Juan, Puerto Rico, circa 1983. Ça a été difficile pour moi de prendre une photo techniquement mauvaise. Merci à Rachel Anscomb pour sa participation en tant que fausse victime.

Andy Novis: my hero Christian, you are exposing the boring lives of people who think they are successful, the combination of technical brilliance, art, & pure fun is fantastic, you were my hero then & even more now, I think you stoked my interest in photography many years ago, happy to be in your shadow.

Andy Novis: Hi Christian, I still worship you as an exciting adventuring, over talented global photographer who refuses to join the rat race & humanity as we see it.

At this point, I hate you Christian fournier, you make my travels look bleak.

Fantastic, you are a legend, Frenchie.

 


Runaway Caves in Jamaica with Kathy

New York, New York
Mark Anthony Chang a écrit : « I know what a pain in the ass all this work was and appreciate the effort as I am enjoying re-living some of these memories Christian. Thanks a lot! »

Voir sa citation au sujet de la croisière musicale.
 
Chris, Andrew Bruce and Ian Johnson

Ian Johnson a écrit : « I worked with Christian Fournier for a while. He was the most brilliant and creative photographer I’ve ever met. His body of work is absolutely amazing. He lives and breaths photography, truly a rare talent. »
Mark Switzer: thanks for the photos and memories. U remember me from Sov 1994. Was a great couple of weeks working with you. You are a legend in your own lifetime.


Dr Nicole Bordes illustre les négatifs 35mm
Pat Denton: « I have known Christian Fournier for many years and can confirm he is an excellent photographer – as anyone can see from his web-site – he does high fashion shoots for people such as L’Oreal and was actually my mentor, when I lived in Paris, and first got me into digital photography »

Thanks Pat. You were one of my first bosses on the Cruiseships and you were great.
Your good reports have probably contributed to my fast promotion within Cruiseship Picture Co.
Pat Denton is now a very successful photographer in the South of France.

Pat in my studio, in Paris around 1996

Je suis arrivé à Nouméa à la fin de la croisière de repositionnement du ClubMed II. J’y ai rencontré Raoul Monthouel, propriétaire d’un club de plongée et l’ai accompagné lors de ces expéditions. Nous avons beaucoup parlé informatique et photo sous-marineRaoul Monthouel : « J’ai téléchargé ton mail depuis le bateau. Demain j’irai me connecter à terre et visiter ton site FlickR. Toi tu assures vraiment. Question photo et Macintosh, tu es ma référence ! Dans ta branche, je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi compétent et en avance sur son temps comme tu l’étais à Nouméa. Je ne désespère pas te retrouver et partager quelques souvenirs. All the best, Raoul ». »Quel plaisir d’avoir de tes nouvelles, de voir tes œuvres (ton style et sa touche d’humour n’ont pas changé), de savoir que tu es toujours de la partie et que tu mouilles le maillot ! Raoul » »Toute ma famille va bien, merci. Depuis mon lynchage à Nouméa, il y a 6 ans, j’ai du mal à refaire surface, mais j’y fini d’être convaincu d’une chose : le plus important dans la vie c’est d’être fidèle en amitié et en amour pour être en accord avec soi-même, le reste est très matériel et ne fait que contribuer ou pas à ce qui a de l’importance. Je me flatte donc d’avoir gardé ton amitié. La crise a frappé tout le monde, sauf les riches ; comme à l’accoutumé en pareilles circonstances. 

Tim Venn : « Thank you chris – I love looking at your pictures Chris.
You have an amazing collection of photos throughout the years that are very interesting and entertaining.
You are the real photo maestro/ creative genius I had some great adventures on the Ocean Princess with in the Amazon and Caribbean »


Tim Venn on Tobago Island
 
Ben Decker: One of the great pleasures of my cruise ship days was coming onboard and getting a peak at your book of new 8X10 prints. I also can’t count the number of times I’ve recanted the tale of you in Skagway and the bears, the helicopter and the second helicopter that taped the whole thing. I’m assuming you still have the tape 🙂 A few years after the fact, I was back in Skagway and dropped in at the helicopter company’s office and got such a kick out of seeing the picture of the bear with the helicopter in the background still up on the wall. The guys working there at the time had no idea of the history, so I had the pleasure of recanting the tale for them. See the entire thing about this bear encounter page 26, in the middle.

 

Alana, a fantastic woman.

« Chris,you have been a truly wonderful person to me. Thank you for caring and sharing your love. I love you. I do hope your day has been filled with love and memories. Love always. Alana. »

Le début des reconstitutions historiques, voir la page spécifique.
Message from Alana: « Hello Chris,
I was poking around on Facebook and found some people from the M.V. Stardancer days.
Got to thinking about you and came across your website. WOW! Very impressive. But, I already knew that from when I knew you back in 1987-1988. SO many years ago.
I can see that life has treated you well and you are very successful.
I’m glad I had the opportunity to know you back then. Take care.
Hugs, Alana. »

Thank you, Chris. Wonderful to get a birthday greeting from around the world. You introduced me to a greater love of photography that has now been passed on to my younger daughter. So cool. I’m glad I got to be a part of your life so many years ago. Merci, Alana.


A party from S/S Rhapsody in Skagway Alaska. The Hawian cowboy and his wife, George Gaillard and his wife Marie-claude Chauveau-gaillard, Eric Fauque de Jonquieres, Jody, me, etc…

The Amazing and crazy raft trip from Mendenhall lake to the sea, with Barry Moss and Doug Plews.

My very first photo in 1980 onboard M/S Skywards. Photo by Michael Gould. I still have the tiny camera with me today, November 2015.

Halloween party on S/S Rhapsody. I am on extreme left, with rib cage and guts shooting.
Before kayaking on Mendenhall Glacier, Alaska, with Barry Moss, Andy Novis, Doud Plews, me, Nancy Fernandez, etc.
Ma vie sur paquebots

TEXTE ET PHOTOS : CHRISTIAN FOURNIER

Je sillonne les mers du globe, sur des gros paquebots de croisière, photographiant, photographiant, photographiant.
Mon record personnel est de
quatre mille photos en une semaine (ce qui est très bête, hors de son contexte ; je vais donc expliquer). Il faut vous dire que, par exemple, sur le S/S Norway (ex-paquebot France) de deux mille quatre cents passagers par semaine et sept photographes, la production est de douze mille photos toutes les semaines (j’ai déjà compté pour vous, ça fait dix photos par couple, par croisière) Eh oui, c’est du gros volume. Du gros business même, qui nécessite une certaine organisation. Production, marketing, coups de téléphone, aspirine.
J’ai le statut de photographe indépendant (freelance pour les initiés) et je loue mes services à une agence anglaise qui a les contrats d’exploitation photographique sur environ (ça dépend des saisons) trente-cinq bateaux de croisière, de diverses compagnies maritimes (anglaises, françaises, grecques, italiennes, norvégiennes, américaines, etc, par exemple : Norwigean Carribean Line, Paquet, Bahamas Cruise Line, etc.)
Ce qui me permet le luxe inouï de travailler quelques mois sur un bateau (quinze heures par jour, sept jours sur sept, tous frais payés, même pas d’impôts, merci bien), dans une partie souvent exotique de notre belle planète, puis de bénéficier de quelque mois de « vacances », que j’utilise bien évidemment pour faire le freelance (mot connu, maintenant).
Sur les paquebots,
on s’amuse bien, mais on travaille aussi très dur et il y a toujours la responsabilité de faire son chiffre d’affaires (trente mille dollars environ, cela dépend du bateau), de faire mieux que les chefs photographes précédents, ancienneté oblige, semaine après semaine, en dépit des problèmes diplomatiques avec la compagnie maritime, des délais de livraison, des problèmes techniques du labo couleur à réparer soi-même à bord, des assistants à former, des finances à gérer, des humeurs du grand patron à Londres, etc,..
Prendre les photos est un travail de mercenaire. La meilleure formation est la vente « porte à porte », si vous voyez ce que je veux dire. Quand le paquebot quitte le port, après l’embarquement, tous les passagers sont sur les ponts à regarder s’éloigner la terre ferme. Tous les photographes sont donc sur le pont, chacun son territoire, et prennent une très belle photo professionnelle (avec flash en plein jour, eh oui, ces ombres !), mais pas très créative, de chaque couple, accoudé au bastingage. Le meilleur photographe est celui qui ramène le plus de rouleaux exposés (proprement). Donc le « bagout » est essentiel.
« Souriez, il n’y a aucune obligation d’achat » -« Allez-y ça ne fait aucun mal » -« Ce n’est pas tous les jours que vous partez en croisière » -« Je suis le meilleur photographe dans un rayon de vingt km ».
Moi, avant, j’étais professeur de mathématiques, dans le privé,
j’étais très timide et je parlais peu l’anglais. Maintenant je suis le meilleur photographe sur un rayon de deux mille km, je photographie des groupes de mille passagers en pensant à ma prochaine plongée, et même mes assistants, tous britanniques, pensent que je viens d’Angleterre. Et tout ça parce que je suis payé à la commission. Il faut être motivé dans la vie !
En résumé, on me donne :
– des passagers en vase clos (devrais-je dire « en bateau clos »?),
– du matériel photo (prise de vue et développement).
– des assistants.
– une galerie pour exposer les photos.
et c’est à moi de transformer tout ça en $$$$$$. Je vois le début et la fin de ce que je produis (le bon vieux rêve : l’artisanat !).Et c’est très varié : il faut être polyvalent, en plus de polyglotte :- Magasinier : gestion du stock (vive l’informatique !) Tant pis si on ne peut pas respecter les températures de stockage. Photographe : hé oui, il faut même des fois s’y connaître en photo. D’ailleurs nous sommes tous de très bons photographes car nous avons des « Leica » et des gros flashs. Nous portons des « smokings » pour les « cocktails parties » et des maillots de bains pour les excursions.
– Nous sommes des
contrôleurs de foule : une photo par ci par là est semblable à une goutte d’eau par dessus bord. Il faut photographier tout le monde. Il faut aussi faire toutes les photos pour la compagnie maritime : (une pièce cassée dans la salle des machines, une nouvelle excursion, une remise de médaille, le bateau dans le canal de Panama, un show sur scène, une cale sèche, etc..)
Tireur couleur (Kodak n’a pas prévu l’agitation supplémentaire de la chimie sur un navire qui tangue et roule ; tiens, pourquoi la base blanche du papier est-elle légèrement marron ?) Electromécanicien : maintenance et réparation (pas question d’attendre la semaine prochaine : les passagers n’achètent pas souvent les photos des passagers précédents) Très bon vendeur : hé oui, il y a un comptoir, et on accepte les cartes bleues (en vitrine : plusieurs milliers de tirages ; mettez pas vos doigts sur les photos, SVP.)– Très bon en marketing : il faut faire des statistiques sur ce qui se vend le mieux, mettre au point des stratégies de prises de vue (les mouvements de foules sont très importants pour la photo en volume), et des stratégies de vente (les mouvements de foules sont très importants pour la vente en volume). Il n’y a pas d’obligation d’achat. Il faut offrir le bon produit pour « gagner ». C’est là que l’expérience et le flair comptent. Directeur d’une équipe : il faut savoir déléguer les différentes tâches, selon les capacités de chacun, le mal de mer et les horaires des films à la télé.– Expert en diplomatie : (compromis entre les intérêts de la compagnie de photo anglaise, le moins de tracas possible avec la compagnie maritime, le meilleur service pour les passagers et le bien-être des assistants). Tiens, j’oubliais : mon intérêt, aussi.
Le tout en restant poli, avec son uniforme toujours repassé, et d’une grande discrétion, c’est important. Aussi, il est indispensable d’avoir un très bon sens de l’humour, mais de le garder pour soi.

La compagnie anglaise a maintenant environ trente-cinq bateaux. Et je peux me permettre de prendre des « vacances » de plus en plus longues, c’est à dire des reportages photos, d’autres tranches de vie :
Au pôle Nord, avec des scientifiques et des chiens de traîneaux. Avec des vases et des fleurs en studio. En Amazone chez une tribu coupée de la civilisation (où j’ai attrapé le palu qui m’a duré trois mois). En petit voilier dans les îes Vierges Britanniques. Avec des modèles de mode et de charme à Paris et à Los Angeles. Au milieu des glaciers en Alaska. Avec des pots de peinture sur des Ektachromes. Pilotant un avion au-dessus du Missouri. En plongée en Floride, en Ohio, aux Caraïbes, au Mexique, au Canada, aux Bermudes, Honduras, Vénézuéla, Hawaï, Californie, Sipadan en Malaisie, Kota Kinabalou à Bornéo, Bali en Indonésie. Avec mes créations toutes personnelles (voir mon folio accompagnateur).
J’aime la diversité. Toujours photographier les mêmes genres de sujets, avec le même style, telle est la clef de la réussite : quelle insulte à l’ouverture d’esprit et à la vraie créativité !

Le plus dur est de développer et de garder les contacts avec les magazines du monde : heureusement il y a aux USA des très bons services de poste restante, (privés, bien sûr) grâce auxquels je peux rester en communication, (décalée, mais fiable). Ceci m’a permis de nombreuses publications en Europe, Amérique du Nord et Asie.


Grâce aux paquebots. Revenons-en aux paquebots.
L’emploi du temps est toujours très chargé, pour les photographes, comme pour presque tout l’équipage d’ailleurs. Aujourd’hui, c’est relax, nous sommes à quai pour la journée : les passagers vont en excursion. Il y a :
– Les produits chimiques à mélanger
-Les tirages de la veille à couper
– Les comptes de la caisse à présenter au commissaire de bord
– Expliquer au petit nouveau, Nigel, comment photographier l’excursion aux cascades
– L’affichage de la galerie à mettre à jour
– Un fax à envoyer en Angleterre à propos du circuit imprimé du contrôleur de température qui n’est toujours pas arrivé et dont nous avons grand besoin
– Un entretien avec le commandant en second, à propos des photos sur le quai : il ne veut pas que nous arrêtions les passagers sur la passerelle, mais sur le quai lui-même
– Un entretien avec le directeur des excursions qui nous accuse de ralentir le chargement des autobus, parce que nous le gênons avec nos photos sur le quai, il nous demande de les faire sur la passerelle
– Un fax de réprimande arrive d’Angleterre : nous devons prendre plus de photos lors des débarquements
– « l’hôtel manager » veut déplacer le comptoir photo dans un endroit invisible
– L’électricité vient d’être coupée, sans préavis, dans le labo photo : j’ai pourtant déjà demandé au chef électricien de nous prévenir, car nous pourrions perdre beaucoup de films, il oublie toujours
– Un coup de téléphone de la succursale de Miami nous demandant si nous n’aurions pas un circuit imprimé du contrôleur de température, en rechange, car un autre bateau en a besoin d’urgence
– Un passager nous contacte au labo : il râle parce qu’il n’y a pas de photographe pour l’excursion de six personnes, en hélicoptère. Pour nous, il n’est économiquement pas viable de mobiliser un photographe pour une excursion de six personnes, quand il y a trois autres excursions en même temps, de quatre cent personnes chacune. Mais il faut être poli avec le passager : ce n’est pas de sa faute : il ne sait pas comment fonctionne le système : je lui explique, très suave et révérencieux, il m’explique qu’il est sûr que je vendrais au moins six photos, que lui, il en achèterait une, c’est sûr, sauf peut-être si sa femme l’oblige à porter cette horrible veste qu’elle lui a offerte l’année dernière, pour leur voyage en Suisse, qui n’est pas pratique car on ne peut rien mettre dans les poches, et il faut donc mettre l’appareil photo autour du cou, ce qui fait vraiment trop touriste ; je suis sauvé par la sonnerie de l’exercice d’abandon hebdomadaire ; la sécurité, c’est sacré, aux USA.

L’exercice d’abandon : je ne fais absolument rien, comme d’habitude, et comme tous les trois cent quatre-vingt autres membres d’équipage, je regarde les vingt qui s’activent à mettre les canots à la mer.
Après l’exercice d’abandon, je fonce dans la chambre noire, l’électricité est revenue, j’imprime les « cocktail parties » de la veille, le second test est parfait, j’imprime tout en bloc : mille deux cent tirages, même densité, mémé filtrage, trois heures, la vie est belle : les assistants John, Barry et Nigel ont bien assimilé mes inlassables recommandations : mêmes émulsions, même diaphragme, même puissance du flash en manuel, même distance de prise de vue, pour les quarante rouleaux, pas une seule photo ratée, des vrais pros.
Je charge le gros rouleau de papier, dans le noir, dans la développeuse prévue à cet effet, puis pendant les dix minutes avant l’accrochage du papier développé et sec, j’essaie de réparer le Leica de l’avant veille, ah oui, ça y est, l’obturateur, en toile, s’était mal déroulé, bon je dévisse, je revisse, c’est bon, j’ai l’habitude.

L’alarme du processeur retentit : la température du révélateur a baissé de plus d’un degré : je sais : le circuit imprimé a encore lâché : ça fait trois semaines que j’en ai commandé un autre, car j’ai dû donner mon rechange à un autre bateau qui frisait la catastrophe. C’est un circuit imprimé complexe, avec une cinquantaine de composants, impossible de réparer ça, ni à bord, ni dans tout le Mexique ; les cent litres de révélateur vont refroidir trop rapidement et les dernières cinq cent photos seront vraiment trop mauvaises pour l’affichage. Bon, je sors l’artillerie lourde : l’élément chauffant de cinq cent Watts, directement branché sur le secteur. Je retire le gros rouleau du processeur, donc quelques tirages seront perdus, mais il n’y a pas le choix, il faut ouvrir le couvercle du révélateur pour y plonger l’élément chauffant, et il faut retirer les photos qui y défilent sinon elles seront voilées. Je n’ai plus qu’à chauffer le bain toutes les quinze minutes, après avoir, bien sûr, retiré le rouleau, perdant à chaque fois quelques photos, mais la température reste dans la limite acceptable, non pas la limite fixée par Kodak (je vous prie de m’en excuser, Mr. Kodak), mais celle fixée par moi-même. Le plus dur est de maintenir l’élément chauffant au milieu du bain sans effleurer les bords, car, étant en PVC, ils n’aimeraient pas. Ce soir je bricolerai une armature en fil de fer pour arranger ça. Ciel, il est déjà presque ce soir : c’est un procédé très long, le chauffage manuel.

Ha, John, Barry et Nigel viennent de rentrer de leurs excursions respectives, ils vont pouvoir m’aider à retrouver les tirages manquants et à les réimprimer. Tiens je n’ai pas eu le temps de déjeuner.
Coup de fil de la réception : un émissaire de ma compagnie vient d’arriver et m’attend, j’y vais, il a un beau costume cravate et un téléphone portable qui ne marche pas au Mexique, évidemment. Il est choqué de mon odeur de révélateur. Il vient en urgence de Los Angeles, pour m’emprunter mon circuit imprimé de rechange n° 686138157 8060 PCB ; Tiens, c’est celui qui contrôle la température, que j’ai commandé et toujours pas reçu et dont j’ai aujourd’hui bien besoin. Bon, il est déçu : j’ai la réputation d’avoir toujours mes pièces de rechange, car je les commande toujours à l’heure. Je lui demande pourquoi il ne m’a pas téléphoné de Los Angeles avant de venir, il n’a pas eu le temps, et nous regardons tous les deux le téléphone portable au bout de son bras. Il en profite pour me dire qu’il vient de croiser le commissaire qui s’est plaint que je ne photographiais pas le tour en hélicoptère, car tout le monde le demandait. Bon, lui a son avion à prendre et moi ma douche, et me déguiser en ours (être déguisé, asexué, très doux à caresser, très photogénique, qui attend les passagers à la sortie du restaurant, et hop, comme par miracle, le photographe est là pour faire une photo).

Dans l’escalier l’officier de sécurité me demande pourquoi je n’ai pas fait l’exercice d’abandon aujourd’hui, alors que j’avais déjà trois assistants excusés pour cause d’excursion. Bon, je passe par la galerie, John, Barry et Nigel ont bien ouvert à l’heure et tout est OK, sauf les photos manquantes, qui sont imprimées, mais pas développées. Je le ferai entre les deux sessions de l’ours.
Une passagère m’interpelle : -« les photos sont trop chères, je suis sûr que vous en vendriez deux fois plus, si vous les vendiez à moitié prix ». Je pense : donc on ne gagnerait rien ; Je dis : -« très bonne idée madame, je vais la transmettre à mes supérieurs ». Bon je fais l’ours, un assistant prend les photos, un autre à la galerie, un autre mange. Je fonce au labo et développe les dernières photo manquantes. Je mange, puis prends la relève à la galerie, pleine de monde.
Il y a déjà deux milles photos sur les murs, troisième jour de la croisière. Un passager, en face du comptoir : -« où est la galerie photo ? » Une autre, nous montrant sa photo sur sa carte d’identité :- » pouvez-vous trouver ma photo avec le commandant, voici à quoi je ressemble ». -« Bien sur, madame, mais nous voyons très bien sur votre visage à quoi vous ressemblez ». Un monsieur, très digne : -« est-ce que vous avez un labo photo à bord ? » -« non, nous avons un service d’hélicoptère ». En gros ils sont gentils, et bon, ils sont en vacances, sur un bateau de croisière, ils n’ont pas à penser, ils sont là pour se relaxer.

Des fois nous nous relaxons aussi : voir les photos très bêtes, que j’ai produites à bord. Dès fois, nous faisons aussi des photos très intéressantes : le bateau au milieu de la glace pour la brochure Alaska, photo sous-marine : une cassure sur l’hélice, un enterrement marin (non, pas marrant, marin), une célébrité à bord (Henri Salvador, Jimmy Carter), la salle des machines prend feu et les passagers sont évacués. Les aspects techniques et commerciaux de ce business sont aussi fascinants : il faut évoluer avec les changements : les touristes américains ont tous un appareil photo (auto focus, même) et un camescope et beaucoup n’en sont plus à leur première croisière, il faut offrir du nouveau ; la récession nous fait beaucoup souffrir : la photo souvenir est du superflu, la photo numérique (par ordinateur) va bouleverser le système : tout sera instantané ou presque, plus besoin de chambre noire, juste des télévisions et des imprimantes laser couleur.

Grâce à mon grand esprit scientifique et inquisiteur, j’ai inventé maintes techniques et développé maints marchés. Quand j’ai commencé, la compagnie photo anglaise n’avait (navet, peut-être) qu’une douzaine de bateaux.
J’ai organisé des sessions photo avec des mascottes (êtres déguisés, asexués, très doux à caresser, très photogéniques,….)

J’ai inventé les sessions en studio durant les soirées habillées, mes fameux Formal Portraits : avec Hasselblad, flashs et parapluies de studio. J’ai dû passer une croisière, en tant que consultant, sur chaque navire de la compagnie, l’un après l’autre, pour mettre en place et enseigner ces nouveautés (Voir les détails plus haut).

J’ai mis au point un système très rapide pour numéroter les tirages. J’ai redessiné le masque pour adapter les nouvelles machines à notre système de logo, en bas de chaque tirage, et
Mr. Durst m’a envoyé une patente. Merci Mr. Durst.

J’ai développé (normal pour un photographe) une méthode contre le vol des photos dans la galerie.

Avec l’aide d’une amie, Nicole Bordes, docteur en Physique, j’ai informatisé toute la gestion photo à bord de telle façon que l’on peut voir immédiatement l’influence des prix, du format, de la saison, des assistants, etc, sur le revenu.

J’ai augmenté les revenus (et la qualité) sur chaque bateau où j’ai travaillé.

J’ai formé de nombreux assistants, qui sont maintenant de très bons responsables.
Tiens, cette page irait très bien dans mon curriculum vitae.

Les aspects humains sont aussi fascinants : il y a quarante six nationalités différentes à bord parmi les membres d’équipage. Durant son discours d’introduction aux passagers, le commandant leur déclare que nou??fa??ons mieux que l’ONU, pour la lutte contre le racisme et le brassage des peuples.

Bien. Mais la féodalité subsiste :
– Les serfs
(Haïtiens, Mauriciens, Jamaïcains, Philippins, Mexicains, Chinois, bref ceux des nations pauvres) vivent à six par cabine, gagnent mille francs par mois, ne peuvent aller que de leur cabine à leurs lieux de travail, et sont renvoyés sans préavis au moindre faux pas, et deux cents sont prêts à prendre leur place immédiatement, car quand ils rentrent chez eux, après un an ou deux, ils sont riches, et héros, chez eux.
– Les seigneurs : Le commandant, le directeur de croisière et l’ « hotel manager » sont les seigneurs : on ne peut pas discuter avec eux : même quand ils ont tort, ils ont raison. Ils peuvent même changer les lois de la logique et de la physique quand il le faut.
Bon, il faut que quelqu’un commande, sinon ce serait le bordel. Et ce sont les grèves du personnel qui ont mis le paquebot France en faillite, et que les Norvégiens le font très bien marcher maintenant. Bon.
Au port d’attache, à terre, le capitaine se fait aussi engueuler par le président de la compagnie. Et le président se fait engueuler par le gardien du parking parce qu’il a froissé son ticket et que ça ne rentre plus dans l’ordinateur.
– La cour : les chevaliers, les troubadours, les entre-deux. On s’amuse, on se dispute, on intrigue, on espère, on est déçu, on est content, on voit du pays, enfin surtout le port, enfin beaucoup plus que si on était resté chez soi, et puis on ne paie pas d’électricité et nous sommes tous une grande famille, un petit village au milieu de l’eau. Il y a un coiffeur, un boulanger, un casino, une piscine (réservé aux passagers, car il n’y a pas assez de place, évidemment.)

Tiens, c’est vrai, il y a aussi les passagers. Sans eux, on ne serait pas là. Sans eux, il n’y aurait pas…
Les excursions : les cascades de la Jamaïque, la pêche au gros aux Bermudes, les tours de jungle en Indonésie, le snorkelling aux Caraïbes, les bateaux sur le Grand Canal en Chine et l’inévitable shopping, prévu et avalé.
Lors des grandes découvertes, genre Christophe Colomb, les pays riches de l’époque troquaient avec les indigènes, des pacotilles et verroteries, (produites en masse par l’industrie des riches) contre épices et bois précieux. De nos jours, les riches vont, en bateau de croisière, dans les pays pauvres de nos jours (ce sont toujours à peu près les mêmes, d’ailleurs) et achètent des pacotilles (genre petites ruines Inca en onyx, made in Japan) en grandes quantités aux indigènes. Les indigènes peuvent ainsi acheter des sèche-cheveux électriques (souvent made in Japan, ou par Phillips).

Sans les touristes, il n’y aurait pas, non plus les inévitables shows folkloriques, que je photographie à longueur d’excursions, plusieurs représentations par jour : dans la jungle, entre deux danses très guerrières, quand les touristes sont partis, le beau noir avec ses peintures et ses plumes partout, fume une cigarette et discute avec ses copains le film de John Wayne de la télé la veille au soir.

Et bien sûr : La croisière s’amuse. THE LOVE BOAT
Grâce aux charmantes passagères, j’ai vécu des tranches de vie incroyables, partagé et compris leurs vies aussi variées que passionnantes. J’ai appris les classes sociales, les religions, les coutumes, l’éducation nationale, la mode, la politique, la vie professionnelle, la morale, les relations conjugales, les dessous, les sous-vêtements, etc, des USA.

Les touristes ont l’arme redoutable à bord : la carte de commentaire, en fin de croisière. La Compagnie Maritime juge tout et gère tout grâce aux cartes de commentaires, car pour gagner, il faut donner aux gens ce qu’ils aiment. Trop de photos, pas assez de photos, des tasses à café plus grandes, des shows plus drôles, le cabinier sentait mauvais, le photographe a interrompu une conversation intime lors de cocktail parties, l’ours a effrayé une vieille dame qui croyait que c’était une grosse peluche, les costumes des danseuses sont trop transparents, il n’y a pas assez de temps pour le shopping pendant les excursions, on mange trop, la croisière était bien, mais nous avons été réveillés tous les matins par l’hélicoptère du photographe, le bateau devrait visiter plus l’intérieur des terres, le photographe m’a fait très grosse sur toutes les photos.
Les cartes de commentaires déclenchent à leur tour une avalanche de mémos et de tasses à café plus grandes. Bon, il est maintenant obligatoire de photographier le tour en hélicoptère de six personnes. Bon, il est maintenant obligatoire qu’au moins un photographe soit présent à l’exercice d’abandon. Bon, il faut plus de communications entre les différents départements.

La croisière s’amuse beaucoup. Et c’est quand même mieux que la guerre du Golf et le trou d’ozone.


TEXTE ET PHOTOS : CHRISTIAN FOURNIER

6-23, 1990
Dear Christian, Thank you for all your help. It’s so nice to know someone so talented, kind and full of fun.
We will always remember this cruise for many reasons, one- was the joy of your photos.
Theda and Rich.

Un extrait de ma vidéo : « Confessions of a Cruiseship photographer » en 1989.
Video Mark Rumbarger, Nick Lellewellin, John Cable et Christian Fournier. Technique : personne. Ceci n’est pas une production Hollywoodienne, un truc fait à la maison…. pour ma maman.
 

Je travaille très dur.
Idea taken from the great movie « Airplane ». No Photoshop then, so planning, printing the poster and reshooting.

La deuxième photo de moi en 1980 sur paquebots.

Where is my picture?

Barry Moss n’a peur de rien. Il a réussi à récupérer une attache qui était tombée au fond de la cuve à développement. Un accrobate, ce Barry. Merci Barry

S/S Norway, ex S/S France. Beautiful indeed. Dommage que les Français n’aient pas su l’exploiter. Les Norvégiens l’ont fait pendant 20 ans

The talented Charlie Dawson while singing his famous unicorn song « the unicorn » at Stanley’s pub
Charlie said : « Christian Fournier never took a bad picture. »Thanks Charlie

The movies « Pirates of the Caribbean » did not back exist then.


During a Panama Canal cruise 
I shot this at Cabo San Lucas from a parasail. Someone (Jamie Harrisson or Tim Venn) also did it on my advice.
Burial at sea


Charlie Dawson mimicks an unhappy passenger : « You made me look fat! » 
Voici exactement ce qu’on voit dans le viseur du Leica MP4. Les lignes externes blanches sont le cadre de la vue finale avec l’objectif Summicron de 35mm, les lignes internes sont le cadre de la vue finale si on utilisait un objectif de 50 mm. Si un requin s’approche du cadre on le voit avant qu’il n’y rentre. On voit aussi un bout de l’objectif qui nous rappelle lequel on utilise.

On pouvait aussi faire la mise au point dans l’obscurité quasi totale.
Aussi increvables, comme nous les photographes.
Seul point noir : la syncro-flash à 1/60eme seconde, trop lente pour les photos en extérieur de sujet en mouvement, donc Nikon F3.


Avant et après une séance de tirages! C’est la chambre noire du S/S Veracruz.
Cette photo est sombre, c’est nomale, c’est dans une chambre noire.

OK, c’est une mise en scène pour rire. En vrai c’était bien pire que ça.

SS France/Norway in the background. I am not mad, just happy

San Blas Islands 

Ha, dancers and photographers … 

PRICE INCREASETO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer. DATE: June 30th, 1989Over the years I have worked for Cruiseship Pics, I have seen the prices of the photos go up, following the general inflation.
Every time, photogs say : nobody will buy any pictures any more at that price! And then, passengers do buy pics, just the same.
This last price increase, even though major, has not lowered our number of pics sold (see paperwork.) It has increased our revenue.
The portraits, with the oval folder, look classy and are a great buy for $20. For the 5×7″, we have to make sure that they are shot properly. The Fuji paper is fantastic.
CHRISTIAN FOURNIER,

You can tell it is a real tiger. Like me. Only the little one was scared.

Scary dinosaur hunting in Skagway Alaska. Photo : Doug Plews. Of course it is a fake …. gun.
OK, inspired by « Jurassic Park! « !

2015 = Retour vers le futur passé.
Security mirror on S/S Rhapsody 1985 Photo Robert Luxton
Je me suis, plus tard, en 1995, inspiré de cette photo pour ma carte de visite

Pour fêter mes 35 ans de photographie professionelle, j’ai refait cette photo en 2015. Bon, c’était mieux avant, comme disait déjà ma grand-mère.
 

What do we do with the old negatives?

Very boring photo, just to show that I went to Japan, with the Club Med II, also very boring.
Jamie Harrisson, me, Andrew Bruce. The horse is moving, but the snake in my hand is dead. Photo by Alana. Thank you Alana.

Of course I owned more cameras than this, you fool! 
SHOP LIFTING

TO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: C. FOURNIER, Chief photographer. NOV. 04 1990

Shop lifting is now an important problem, since the passengers are becoming more and more low class and cheap on this ship, during this season. Mainly, it is much too easy for them to steal the photos, because the cash register is hidden from their view and their are 9 exits to the photo gallery.
I have had a formal talk with the hotel manager this week about this problem: he refuses to move the cash register or allow the security cameras back. I explained that we were catching many thieves every week. Not only do we loose a lot of money but also we get many bad comment cards, because the thieves that we catch obviously hate us afterwards.
We must fight back, or what is the point of even having a cash register?
I bought two very special stamps. They are self inking, and the ink does not smudge, after stamping, on the back of the resin coated paper that our prints are made of. So now we stamp each print after receiving payment.
I have made and displayed signs in the gallery:It works extremely well. It is a great deterrent. It also proves if a picture has been paid or not, saving a lot of embarrassment. It is well worth the extra seconds in the gallery, stamping after each sale. This time I have not asked the hotel manager about permission for this, same as I do not ask him permission to use F8 on my camera, right? If he creates trouble later, I will emphasize the weak barrier between what we need permission for and what we do not.
I am learning a lot about politics, these days.

CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer

In Sicily: The Cappucins Catacombs.
Les catacombes des Capucins sont une galerie de personnages momifiés de la noblesse sicilienne.

The amazing team: David Turner, Chris Fournier, Barry Moss
WRONG TECHNIQUE

TO: CRUISESHIP PICTURE CO LTD. Attention: Richard Dawson, director FROM: C. FOURNIER, Chief photographer Date: October 26 1990

I am sorry to inform you that your managers enforce wrong techniques. This business of having the lady’s right leg over her left leg and her left hand over her right hand is unnecessary: it makes no difference to the final portrait, no difference to the sales, it just aggravates the models. Perhaps the idea is to try to appear professional, by giving firm posing directions? On the contrary, my technique is to relax the models: I smile to them, make them feel welcome and happy, let them put they legs how they feel best and natural, they smile to me, and I snap the picture. Believe my 11 years experience at selling photos to our passengers (remember: I am always at the desk, unlike most #1, now supervisors, and I listen to passengers’ comments and I see what they buy) :


The man of the year
Don’t worry, our staff is accustomed to dumb questions:
But I ordered a cabin with a view.
Has this ship ever sunk?
What do you do with the ice carvings after they melt?
Do these stays go up or down?
Is the water in the pool sea water? Ok, that explains the waves.
Do you have to leave the ship to do a shore excursion?

Allan Green, Barry Moss monkeying, Chris Fournier. Photo by Janet, thanks Janet.

One of those days! 

Bon, c’était mieux avant, comme disait déjà ma grand-mère.
J’achète mon premier ordinateur en 1986 : l’Apple Mac Plus (plus cher que ma voiture !) et découvre les traitements de texte, les bases de données et plus tard la PAO et le prépresse. Le copie-coller woua ! Pas de photos numériques à cette époque.

I NOW HAVE A COMPUTER
TO: CRUISESHIP PICTURE CO LTD. :
FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer
DATE: July 14th 1986
I now have a computer (Macintosh Plus) with a thorough and accurate program to do the weekly paperwork. All I do is punch in the new data at the end of the week and all calculations are accomplished and printed accurately. I cannot unfortunately duplicate your forms exactly. I hope this will not inconvenience you. I hope that typed data will make my paperwork more readable and more accurate. I can now use the valuable saved time for what I do best : shoot and make us more money.!. CHRISTIAN FOURNIER,

Merci Steve Jobs pour le Mac et l’iPhone.
Surtour la boule bleue de mon iPhone qui me permet de ne pas me perdre dans Paris.

Ma cabine sur le M/V Stardancer in 1990. Remarquez le tel « portable » en dessous du Mac.

San Blas islands. Toujours prêt à aider.

Finding friends with the same mental disorder as you …

1984: Dry docks in Galveston, Texas.
Due to a gross navigational error,
the S/S Rhapsody was grounded on a coral reef off Grand Cayman Island for 2 months. Got called: « The Rhapsody on the rocks ». The French cruiseline Paquet managed to control the medias, so no one ever knew about it. I shot the entire event of the blowing of the precious coral reef with dynamite to get the ship afloat again and all my negatives were confiscated by Paquet. More of that in my reportage « Fire on the Ocean Princess » and the French so called freedom of press.

 


The old S/S Rhapsody was then sold to Regency Cruises, then she was scrapped in Alang, India in 2004. As Eric de Jonquère said: « The memories held within these walls…… »

Carthagena, Columbia. Photo by Martin Gutz. Thanks Martin.
Un Leica de 3000 €, j’en prends grand soin, NON, c’est pas une boutade. Ici à Dunns River Falls, Jamaïque

Ces photos se vendent très bien, d’où le Leica.

In the Mexican jungle, photo by Janet, after I explained everything! She did great. Thanks Janet. 

Which one came out first?
Emilia Garcia Ward = ‘Hello, I remember you from the Southward, a very nice and humorous photographer. »

It is the lack of communication between the engineers and decision makers that destroyed the space shuttle …TO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer DATE: March 11th, 1989I am at the bottom of the hierarchy ladder but I am in the front of our customers, Admiral and RCCL. Even though you do not read my helpful memos, I keep on writing them, perhaps just for references. At this crucial moment, when RCCL is looking at us closely and our concession is at hand (end?), you are not supporting me at all:
-I have been asking for receipt pads for the last three months.-If I had not pushed at Admiral, we would have had one week without film or paper.
-You sent me an untrained, inexperienced new photographer so we had poor photos. (should you trained them a little before sending them in full view, on « important » ships?)
-A « returned to head office » tape only got to me 5 weeks later (see my memo!): Admiral’s customer service dept. is not impressed!
-It took A…. L… 5 weeks to return our Hasselblad dark slide, taken off by mistake (I assume!), but very important to us.
-I was not sent decent signs on time (see memo).
-I do not have enough key chains.
-I do not get any help for repairs:
I am in US only 4 hours a week and that’s on a Saturday, so I can’t do much !
But, have no fear, I am looking after our concession !!!
Christian Fournier, Chief photographer
This is a woman’s lib add. The women ask to remain anonymous. No women have been hurt during this shoot.

Smile Folks 1984 

Que le sourire revienne en 2016. Avec Frédérique Gorsky, une fille formidable.
Une belle symbiose. Non, pas les frères Bogdanov. 

Part of the Panama Canal

Haïti

Oui, je suis tombé, evidemment ! Je fais mes cascades moi-même !


Oui, nous faisons des retouches sur les portraits ! Pas de Photoshop à l’époque !
1985

Evolution.
2015

Bon, c’était mieux avant, comme disait déjà ma grand-mère.
CANDID PHOTOS
TO: CRUISESHIP PICTURE CO LTD.

FROM: C. FOURNIER, Chief photographer
Date: July 22 1988
Our passengers here in Alaska, are hard to photograph, but they buy the photos once they see them on the wall.
I am experimenting with decent candid shots, as we cruise Tracy Arm fjord. I am using my own Nikon 300mm autofocus and hunt for smiling people. The photos look good (see samples). Passengers seem to like candids. It make a different photo than all the usual others, that we do, or that our competitors do. It is an added 10 rolls to our Tracy Arm shooting. The drawback is: people do not know that their photograph has been taken, so they do not specifically look on the wall for them. They can only see the photos by chance, or if friends tell them. I will make a sign at the gallery saying that candid photos are also taken and I will mention it during my staff introduction speech.
CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer

Andrew Bruce, Chris Fournier and ?????

ABUSEFrom : C. Fournier, chief photographer To: Cruiseship picture Co. Ltd. September 23rd, 1989Since it is now official that RCCL is going to run this ship the same as the « Future Seas » (i.e.: we go !), it seems to me that the hatitude from this management towards us has changed.
We are now being used and abused, without any concern for our service to passengers and our revenues. Some examples: * 42 pax got stranded in Juneau and spent the night in a lodge and rejoined the ship in Skagway.
Since it was a tour fault, Admiral gave them a free party with champagne. I decided to photograph the party, of my own accord. We made a group shot with the captain in it. The following day, 42 pax asked for their free photos at the gallery. The captain had not bothered to tell me that those photos would be complementary ! * I got a phone call, the last day of the cruise, to photograph immediately the navigation officers at the bridge. We were very busy with our normal work and worried we could not have all our photos on time for the last sale. But I did it (and well as usual!).
The 10×8 photos are a present from the « generous » captain to his navigation team ! I know that this kind of treatment of our photo business from ship management is, unfortunately, very common on most ships (I have worked on many, for the last 9 years!). But when I started our photo business on the Stardancer two years ago, I managed, thanks to my very much more mature and experience approach, to establish a climate of respect between me and the ship’s management. Is there any major reasons why this could not be the same on all ships?
You are paying a huge revenue to the cruise line, and services are owed to us, by contract. So why can’t we run the business in a respectable way? Shouldn’t you put your foot down, for once, and straighten it all out, in a polite but firm way.
You would make more money, photographers would have much more respect for their jobs and achieve better standards. If you are interested, I offer my services to you, when I am a supervisor, to attempt such an important change in our policy: straight business, no more begging & crawling. I am convinced that it can be done politely, respectably, without hurting any one’s feeling, or loosing any concessions. Would you like to try me? I managed here for two years. But now they now that we are leaving, they’ll squeeze as much as possible from us.

Before Photoshop, you had to do this sort of things with prints and cisors. And people thought you were crazy.
The portrait of Dorian Gray: Plus la photo est vieille, plus j’ai l’air jeune !

Bon, c’était mieux avant, comme disait déjà ma grand-mère.

Prints are of a high standard. The Quality we expect on all ships. Keep the fine work. Thank you. Tom Long. 13-8-1897
MAGIC CURTAINFrom: Christian Fournier To: Mr. R.C.. Dawson, Cruiseship pictures. APRIL 08 1990

I am experimenting with another new type of shot: something, different and modern, which might make the distinction between stagnation and intelligent marketing: I have bought Mylar iridescent curtains. I hung them up on the two dining room doors, using Velcro. Two photographers shoot the passengers exiting: 50mm lenses, soft filters, Mylar curtains in background. It creates a very new and different kind of photograph: soft, waist up, colorful background, and most exciting of all, the curtain isolates the model from the unwanted people behind, making it, for once, a personal photo, splendid achievement on dining room door shots. On the sample below you can barely guess someone’s face behind the curtains; without the curtains, this very nice picture would have been ruined, (as is too often the case in our fast and in the « middle-of-crowd » shots), by distracting strangers in the background. This is all easy to carry, store and set up. It does not consume any time. It is cheap: $76 for two sets. It creates another photo opportunity. It can be done on many other ships. It can increase the revenue of our entire company.


The Alaskan bold eagle

Nick llewellin, moi-même, Jamie Harrisson. Nous étions jeunes, OK!
Ceci pour monter nos superbes portraits exposés dans des albums.
 
 

L’Amazone, près de Belém, à l’embouchure du fleuve. Pour info le piranha était déjà mort, et oiu, l’Amazone, c’est grand.


Puerto Plata. On the right Stuart Ward. We bought the horses for a low price and could go anywhere we wanted. What a life.
Yes sir, the gift shop girl was impressed.
VIDEO ADVERTISING CAMPAIGNTO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer. DATE: April 29th, 1989

My advertising campaign to sell our video is as follows: __Continuous playing on the two gallery T.V.s of the tape with my explanation sign inserted at the beginning and end, and with sample photos (showing « your photo here » across it) inserted at the right place.(see sample photos) __Same tape playing in cabin TVs several times during the week, as agreed with captain and cruise director, with times shown in daily program. __Empty tape boxes displayed in gallery (see photos). __Messages in daily program , explaining and stating clearly when to order. __Letter of explanation handed out at the desk and available at all times on our portrait tables. __Large signs above gallery TVs saying : »Stardancer video with your own photos: $34.95  » (see photo.) __Two poorly worded large signs, from office, below the TVs. __Full explanation by me, during staff introduction, on stage, at beginning of each week. All this was fully operational at the beginning of the first week of videos. I am proud to be efficient.

CHRISTIAN FOURNIER,


The famous Carlos Lopez, musician. I met him on the S/S veracruz. This is in his home in Ontario, Canada. We are planning on redoing this photo 30 years later, wearing tuxes and « fortune » magazines. Not impossible, since we meet again from time to time when he comes to Paris.

A few years later in Paris.
Carlos Lopes is a composer, producer, Genie Award Winner, 2 time Gemini nominee and 4 time Golden Reel nominee. He is a highly respected musician across Canada who has produced hundreds of domestic and international musical projects for film, television and albums for more than 25 years. Carlos’ film credits include “Dinner At Fred’s” with Parker Posey and John Neville produced by George Harrison’s Handmade Films, “Greener Fields” with Giancarlo Giannini and Burt Young, Ken Kinkleman’s “Married Life, The Movie”, and “Reel Love” with Burt Reynolds and LeAnn Rimes produced by Nashville’s CMT. Among his television credits are “How To Be Indie”, “The Nature of Things”, “Puppets Who Kill” and “The Famous Jett Jackson”. Leading his own bands Carlos has performed at The Montréal Jazz Festival, Québec Festival D’Eté, Festi-Jazz de Rimouski, Toronto Downtown Jazz Festival, Beaches International Jazz Festival (Toronto), Harbourfront (Molson Jazz Festival, Toronto), Ottawa, Calgary, Edmonton, Vancouver and Victoria duMaurier Jazz Festivals, and at the Ontario Pavillion, Expo ’86 (Vancouver). Carlos has played guitar with artists like Shirley Eikhard, Cécille Frenette and Sunny Paxton, and jazz icons Maury Kaye, Phil Nimmons, Claude Ranger and Terry Clark as well as leading his own bands with Earl Seymour and Kevin Breit. Some of the talent he has written music for and/or produced are Mike Murley, Julie Masi, Richard Lavoie and Robert Cyr, Liz Rodrigues, Dawn Aitken, Lyne Trembley, Damhnet Doyle, Devine Brown, Rex Gaudy, Vaness, Sierra Noble, Rebecca Nazz, Ariana Gillis and Suba Sankaran.

Ne jamais s’endomir sur un nid de fourmis.

Check out the background. They do not show that on the Love boat

Again, I am not mad, just happy. 
LEAFLETS UNDER PASSENGER DOORSRAPHAEL CHRISTIAN FOURNIER CHIEF PHOTOGRAPHER FOR SEA CRUISE INC., on board « SONG OF AMERICA » 14 July 1993

Dear Alan, THE GIFT SHOP DELIVERS ADVERTISING LEAFLETS UNDER PASSENGER DOORS AT THE BEGINNING OF EACH CRUISE (SEE ENCLOSED SAMPLES). CAN WE DO THE SAME THING FOR OUR PHOTO BUSINESS, ADVERTISING OUR PORTRAITS, GALLERY TIMES, DEADLINES FOR REORDERS, D&P, EMPHASIZING THAT THEIR IS NO OBLIGATION TO BUY, SO SMILE FOR US AND DO NOT BE AGGRAVATED? I WILL DESIGN THIS LEAFLET FOR YOUR APPROVAL. GIFT SHOP PERSONAL HAVE ALREADY AGREED TO DELIVER THEM, WITH THEIRS, FOR A SMALL FEE. WE NEED HOTEL MANAGER’ S APPROVAL AND MAYBE SHORE SIDE APPROVAL. WE GET THEM BULKED XEROXED IN BERMUDA. WHAT DO YOU THINK OF IT?

Raphael Christian Fournier

 


Angle’s Falls in Venezuela. The highest waterfalls in the world. From Camp Caymana, a flight excursion from the S/S Veracruz

You have to remember that these cards where mainly intended to agravate our British friends back home in the Christmas rain and snow. 

Picture throwing: Barry Moss and Allen Green.

Three grown ups waiting for a big wave. One of them is Carlos Lopez
Hungawa, chief jungle, as baptized by Tim Venn

Incroyables découvertes archéologiques :
– Dans le passé, les films photographiques 35 mm Kodak et Fuji poussaient sur les arbres
– Le célèbre photographe Christian Fournier est bien mort au combat aux alentours de 1988 au milieu du désert Del Apache au Nouveau-Mexique, USA.
Photo par le Docteur Nicole Bordes, à l’époque maître de recherches en sciences à Los Alamos, Nouveau-Mexique, USA

Boxed photog

Jakarta. Very nice and very poor people.
Jakarta 1991
Je venais à Jakarta toutes les deux semaines à bord le S/S Ocean Pearl, donc je pouvais apporter mes photos aux gens que j’avais photographiés 15 jours plus tôt. Ils s’en raffolaient.
Nous sommes l’équipe de photographie à bord un bateau de croisière, et pour la troisième fois pendant les heures où nous ne travaillons pas à Jakarta, nous visitons un bidonville à côté du canal. Quel contraste entre cette pauvreté et le luxe de notre hôtel flottant : ces gens n’ont rien, souvent même pas assez à manger. Ils habitent un endroit lugubre, sale, et malodorant. Ils n’ont aucun espoir d’un avenir meilleur : la plupart d’entre eux naissent et meurent dans cette horreur. Ce n’est pas leur faute. De nombreuses gens vivent ainsi à Jakarta. Or, ils sourient la plupart du temps, même à nous, des hommes blancs, des riches, et ils nous accueillent chez eux. On ne peut pas s’empêcher de comparer leurs sourires à pleines dents aux sourires et aux plaintes de nos passagers suralimentés et blasés. Ce n’est pas non plus la faute de ces gens riches non plus : ils sont nés dans un autre monde, et ils ont l’impression, eux aussi, qu’ils doivent lutter. La conclusion habituelle : tout est relatif, et l’argent n’est pas tout. Il est bien qu’on se le rappelle, de temps en temps.
Pourquoi trouve-t-on tant de bidonvilles aussi horribles ?
Jakarta se situe sur l’île de Java, c’est la capitale de l’Indonésie. Ce pays est une république, constitué de plus de 13 îles, dont seul 8% est habité. Il s’étale sur plus de 4500 kilomètres. L’île de Java a toujours été l’île la plus peuplée de l’Indonésie. Fertilisée pendant des milliers de siècles par les cendres volcaniques riches en nutriments, sa terre supporte une grande population. On y retrouve la culture du riz intensive. Les montagnes sont sculptées en terrasses. On récupère de nouveaux champs en déboisant par la pratique de l’agriculture sur brûlis, exposant la terre à l’érosion. La plupart de la population de Java mène une vie rurale, mais très peu entre eux sont propriétaires des terres. Tentés par l’espoir de retrouver du travail et de l’argent, plus de gens quittent la campagne pour venir à la ville : Jakarta. Avec sa population de 10 millions, toujours croissante, Jakarta deviendra une des plus grandes villes du monde par la fin du siècle. Située à la bouche de la rivière polluée Ciliwung, la ville s’est développée de façon chaotique autour du port, dans une chaleur opprimante et une pauvreté omniprésente. Les rues sont bourrées de gens. Des bus, des taxis, des autos, des motos essaient de se frayer un passage parmi cette circulation, klaxonnant. L’enfer ne pourra être pire. Le chômage, le logement, et l’assainissement comptent parmi les problèmes auxquels le gouvernement indonésien doit faire face. Les gens à la compagne, affamés, croient qu’ils trouveront des emplois à Jakarta. Donc ils viennent à la ville, mais les emplois n’y sont pas. Un tiers des Jakartanais habitent des taudis en carton sans aucun aménagement. Mais on y trouve aussi des gratte-ciel, des immeubles modernes, les hôtels 4 étoiles de Jalam Thamrin et de Kebayoran ; la pauvreté et la richesse se côtoient : Jakarta est une ville de contrastes.
Le bidonville qu’on visite se trouve à côté du musée maritime. Nous devons marcher le long des eaux noires d’un canal rempli de déchets. Quelques personnes nous reconnaissent et nous accueillent avec le sourire. Sous peu, des familles entières sortent de leurs baraques en planches de bois pour nous saluer. Nous pourrions être les seuls « farangs » à venir ici. Il n’y a pas d’hostilité, pas de mendicité, seulement des rires et des sourires : nous sommes la surprise de la journée! Nous avons nos appareils photo et ils nous demandent de les prendre en photo. Un père insiste qu’on photographie son fils. Un enfant pose devant l’objectif, l’air sérieux, et surpris par le flash, il fond en larmes. Nous avons photographié le même enfant mignon durant chacune de nos trois visites, chaque fois tenant sa dernière photo. Cette fois, nous avons apporté des « cadeaux ». On commence par distribuer des photos qu’on a prises deux semaines auparavant. Les photos passent de main en main : tout le monde rit. Ces gens qui habitent dans la misère et dans les pires conditions sanitaires nous donnent une leçon de simplicité. Nous avons aussi apporté des masques pour les enfants ; on se trouve entouré par des dizaines de mains. Tout le monde est enthousiaste. Les cadeaux disparaissent dans les maisons pauvres. Nous décidons d’explorer de plus loin le bidonville.
Photos : Christian Fournier; texte: Dr Nicole Bordes et Christian Fournier.

Ubud, Bali. I work with monkeys all the time

The photogs always got good service from the bar staff
MY VIDEO TAPETO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer DATE: Oct. 7th, 1989

Please find herewith my video tape. It is a home movie, not a Hollywood production. This one is a prototype, with my own personal photos inserted. The idea is to show you that I could make a video presentation of our operation, which could be very useful for potential employers and employees. (P.R. work among cruise lines, train new photogs, not so new photogs, show some captains the behind the scene work so they’ll understand and treat us better.) I have not included the narration yet, as I might divulge many trade secrets. This tape has cost me a lot of money to produce (hardware, software, studio and time) so please do not use it for commercial reasons, unless you repay my expenses. Please send it back to me when you’ve finished. The famous T.V. series « World of Photography » has just made a documentary about a similar photo operation on a cruise boat on the Mississippi river. I will contact them. It would be great « advertising for us: maybe we would gain more respect from photographers and cruise lines.

CHRISTIAN FOURNIER,


S/S Norway. View other reportages about S/S Norway, ex Le Paquebot France on pages 19 and 33 

Don Lewis, the Cruise Director, introduces the photo team on board the SS Norway. I am the one with the green glasses

Again, dancers and photogrpahers … 

The great Nigel Atherton aux Bermudes, now the chief editor of Amateur Photographer Magazine in UK.
With someone who looks like Nigel Atherton and a friendly passenger.

With Allen Joey and Allan Jones and two friendly passengers 

Cabin fever 

Sylvie Lecointre/Mercier in Juneau, Alaska

Carlos Lopez in foreground, Sonia Herregods hanging.

A clue : 2 men, one women. 

WALLET SIZE PORTRAITSTO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer. DATE: November 21, 1987Due to repeated requests from our pax, I am convinced that we would make a lot of money by offering a package of portraits: 10×8″ and wallet size. You can buy a mirror lens that will produce, from a 120 neg, 8 wallet size photos on a single 8×10 sheet of paper. We cannot offer the choice of 8×10″ or wallet, for we would loose on the 8×10″, obviously. So, perhaps, we could offer purchase of wallet size, only after purchase of 8×10″. Just another suggestion !CHRISTIAN FOURNIER,

Andrew Bruce is holding the Champagne. Andrew is now an optician in the USA. 

The only way to increase the daily rateNot Ocean’s Eleven, theSteven Soderbergh movie with George Clooney and Brad Pitt.
The photographers are never behind their desk when you need them. With Nicole and Paul Carr

The crossing of the Line (equator) ceremony on board the Ocean Princess. It was all fun, all organized by Cruise Director Bernard Reed. No aggressive feelings, unlike the same ceremony on French Club Med II (see page 33).

I found a deserted abandonned hostipal in Mazatlan, Mexico. The seringes were already there. All I added were the grafitti. No, I do not do drugs

Graham Mitchsinson on right. Not allowed to reveal the lady’s name. This is a women ‘s lib ad.
 
 

Even the passengers also had a good time! 

JUST A FRIENDLY COMMENT ! TRYING TO HELP, AS USUAL !TO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer DATE: June 30th, 1989We received from you a lot of memos stating that from such date onward it would be considered a breach of contract if the photographer does such and such thing. I do understand the idea behind the memo and I am usually all for it (receipts not given, vacation date in writing, etc …). But to anyone who has notions of how legal matters work, it is offensive ! A photographer signs a contract with you in UK, he gets here and receive a memo stating that a clause has been added to the contract after he signed it. This is a totally illegal procedure. A contract signed by both parties states that the rules that cannot be changed afterwards. This makes our company look very amateurish and should be avoided !CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer
1985

Photography was pouring out of my ears

2015
Bon, c’était mieux avant, comme disait déjà ma grand-mère.

February 6, 1988
As we all know by now, there is a design fault in the Trimmer Durst ACS 8RSC. After 5 minutes of normal operations, the solenoids overheat and the trimming is erratic, to the point of being unusable.
I took the bottom cover off, placed the whole unit on two 6″ x 6″ pieces of wood and fixed a small fan there. It works 100 % and is very safe and stable.
Yours sincerely, Christian.

The blind photog. Note the background photos all crooked.

When hair style matches the environment
Yes, the T-shirts are very sexy indeed

Censored for the USA, don’t you wish you were in France.

Grand Cayman’s pirate 1984.

Découverte archéologique : Les pirates des Caraïbes se nourrissent de bananes géantes.


IF I WERE A SUPERVISORTO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. Attention: MR. DAWSON FROM: C. FOURNIER, Chief photographer. MARCH 07 1990.If I were a supervisor for you, I would be very useful, not just a theory lecturer.
I would help your photographers, practically and physically, instead of just blaming them for all bad revenue or quality.
I would consider it my job to show them how to do intelligent color tests (most of them still do not use a logic approach).
I would show them how to repair their machinery (some have never been show any simple repairs).
I would book outside help from experts, too, which is not easy when you are sailing.
I would do, in head offices, what they can not do on board, since they are slaves to the ship’s management (negotiate announcements, display spaces, shooting possibilities, storage spaces, etc…)
I would also care to bring them their repairs, sort out the delays of stores, the dry dock procedures.
I would teach them the best ways to shoot some events,
I would help them with their schedules and strategies.
I would be « bothered to answer the ship’s designers about key chain panels ».
I would inquire around for revenue changes in other departments.
I would offer real help, in other words, someone has to.CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer

Cabo San Lucas, Mexico. Photo: John Cable. In the back but not for long, Nicole.

Just to show that I went to USSR, Leningrad


With Christine Jean Blanc. No we ‘re not KGB


On the river Volga, with Christine and Jérome. We are still not KGB.


Yes, we advertise the photo gallery hours everywhere

This is a woman’s lib add. No women were injured during this photo shoot.

With a little hand from my friends

Ma cabine sur le S/S Rhapsody avec Lorie. Non pas de SM, juste la soirée Haloween. Notez mes photos aux murs.
Text and Photos : Christian Fournier

All these reports have been written while working as a photographer on cruiseships.
Just to show that I worked hard.


ANSWERS FROM YOUR PHOTOGRAPHERS = Sign for the photo gallery.1: Yes, we photograph you many times: cocktail parties, on deck, going ashore, etc.,….(for special request, please contact us). We have a friendly system: YOU DO NOT HAVE TO BUY THE PHOTOGRAPHS.
2: We display the photos in the photo gallery, situated between the Gift Shop and the Pacific Lounge.
3: If you want to order a photograph, please fill in the order form at the gallery and drop it in the appropriate box.
4: Your print will be available at the reception desk before the end of the cruise. For payment: they take cash, travellers ‘checks, Smart Cards, Visa, jewellery, cameras and videos.
5: The photos are $9.00 (U.S.) each. This means $18 for two, $27 for three, $36 for four, etc.,…
6: We do not barter. In order to avoid a potentially embarrassing predicament, please do not attempt to do so.
7 :Discount for a hundred pictures or more: $8.99 each.
8: Our names are: Christian (the old guy) and Derek (the older guy).9:Yes, we are single.
10: No, we are not gay.11: No, we do not send our work to be processed. We have a converted cupboard, without plumbing, for a darkroom.
12: Yes, we are qualified color technicians.
13: No, we are not qualified camera mechanics.
14: Sorry, we’ll do better next time.
15: No, we do not spend all our time at the bar.
16: There are no tax or custom limitations on the photographs
because they are « local craft, made on board ».
17: Keep smiling.
18: At the end of the cruise, the unsold photographs are recycled to make trees.
19: We can also develop and print your own film.
20: We wish you a pleasant cruise. 

I don’t think they would let us to this nowadays.
 

A #4 PHOTOGRAPHER

From: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer
To: Mr. R.C.. Dawson, Cruiseship Pictures.
I am very happy and proud that RCCL is keeping us on board the Stardancer/Viking Serenade. We had to face strong competition.
To keep it and possibly expand in RCCL, I suggest we employ a #4 photographer on Stardancer. We could thus offer better service, more service and will not depend on pursers and cleaners for some of our tasks! (for instance, this week the pursers could not do the gallery on formal night because they were busy with RCCL, so we had a problem.)
So far, the only problem to get a #4 was berth space.
Well, I have a happy solution: my fiancee, Nicole, wants to take a sabbatical semester off from her scientific researches and be a photographer. She has been on board for 4 separate weeks as my guest and has helped a great deal at the gallery and in the darkroom. She fully understands our operation and is already trained for it. She is 29, French, bilingual, post doctorate in physics, keen photographer.
Most of our male passengers would smile more easily to Nicole than Robert, so we would have an extra asset.
Paul Smith and Allan Lake have said in the past that we needed 4 photogs, like all other 1200 pax ships. The Fair Princess has 700 pax, no videos, 4 photogs (including 2 girls)
We are already paying per week $85 for gallery help, $20 for camera reloading, $60 for key chain help and $60 for video help in Alaska, so a #4 photographer would not cost much.
We could open the gallery longer, have 3 portrait sessions, better coverage of events, faster services and smile more; in short : MORE REVENUE, BETTER COMMENT CARDS, TO PLEASE RCCL. So we have all to gain, nothing to lose, by employing this charming lady.
You are welcome to contact her direct, while she is in France for her Xmas vacation, so she could get her C1/D visas in Paris US consulate.


Count the hands


It worked, Nicole was the first female photographer in Cruiseship Picture Co. She did great.

 

Simon Emm 19 septembre 2015:   Back in 1982 I loved your photography. I still do and hope to visit you one day. « Creamaginity » is a word I have made for you. I don’t think I have ever met a photographer(no disrespect guys) as Creative and Imaginative as you Christian. And with the French charm, always going to succeed 🙂

 VIDEO PROGRAMTO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer.
DATE: June 24th, 1988
Our passengers in Alaska are very hard to photograph, they do not want to stop for our cameras, but they do buy the photos once they see them on the wall.
So the bear, the ring, the dancers are valuable shots, for they stop passengers.
Decks, dining room and excursions are a real challenge.
A videographer does not have to immobilize people, or even get their attention. Pax can still keep on eating, drinking, talking, walking : the video will still look decent, when a photo would be gross. Very many people have camcorders in hand at all times. They love video, no doubts. I can foresee a good business with video on here, in Alaska.
Our video tape could cost $50. It will contain views of the ship, inside, outside, ports, excursions, shows, buffets, etc… For $50 you can buy only 10 photos, which carry much less information. We must do the video ourselves. There is a great market for it.
I volunteer to do it. CHRISTIAN FOURNIER, THE MOST IMPORTANT SELLING FACTOR IS THEIR SMILES.

Therefore, do not make them wait, do not make them do awkward poses, do not touch them too much. -« Just keep your back straight, look into the camera, think about exciting things! » I look at them in the eyes, I smile to them, they smile back and I take the picture.
Of course you cannot do that when you hand hold your Hasselblad, as was the trend on many ships: they is no eye contact through the finder and the photographer can not see the actual shot, because the mirror is up. (yes, it would be OK with professional models and 100 shots per pose). I have proven these facts (and taught them) many times over: remember that Alan Lake took $2000 less than I, during each of the two weeks he took over from me on the Stardancer, and I increased the Norway portrait takings from $500 to $5000 a week (over Mark Broomhead), when I was portrait consultant. Why don’t you listen to me? Don’t you want to make money? Who are those supervisors you hire, that talk but do not know?
CHRISTIAN FOURNIER,
 Report on Song of America by Christian Fournier

-I do ALL 35mm printing, reprints, D&P, mixing print chemicals, key chains. I also tidy the darkroom, although not as fast as they can mess it up. I repaired rep pump, broken belts. I help with stores, gallery, processes, shoots… I got two times one hour off for the entire first week.La suite. Continued….


Janet and the Banyan tree in Miami.
 

REPORT ON NEW YORK BACKDROP ON « SONG OF AMERICA »15th July 1993
We shoot this new backdrop, with rail, on the first formal night on Mondays from 8.30 PM to 11 PM in the lobby outside the main lounge, called the « Can-Can » lounge.
Prior to this, from 4.30pm to 8.30pm we shoot portraits with the two blue backdrops, just outside the photo gallery, next door to this « Cancan » lounge, where the Captain’s cocktail party takes place. We have to divert the queue to circle around the lobby in order to get passengers to get near the blue backgrounds before entering the cocktail party. This is not always successful, specially when the cruise staff tell the pax to go straight to the captain.
We have signs that point to where we want the line to go. We employ the Port Lecturer Tim to direct the traffic. But we still loose a lot of passengers because they all pour in from the top or bottom stairs and see the lounge in front of them and naturally go straight to it, regardless of signs or staff (our guy tells them to go towards the portrait settings, the others tell them to go straight in, friction occurs).

Christian Fournier

La suite. Continued….

 

REPORT ON NORDIC EMPRESSBy

Christian Fournier
The shooting schedule is:
Monday: embarkation, no boat drill, sailing, clown (yes, 2 photogs, dressed as clowns, with good make up on and full length costumes, greet the pax as they exit the dining room: two doors, two clowns, two photogs, two sittings.)
Tuesday: Freeport gangways (8 am to 12 am), 2 sets of portraits on main lobby, before captain, handshakes, walk-in lounge (-see enclosed pictures-with a Bowens flash head and an umbrella and a flash on slave behind the pax. Shot on 35mm and enlarged to 10×8″ for $16.95), sitting in lounge, 2 sets of portraits for in and out of the dining room, inside dining room: couples only.
Wednesday: Nassau gangway (8-11am) An arrangement has been made with the taxi drivers, so there are no more frictions. Honey mooners: 7.30pm. Night gangway could be possible for many pax leave, dressed up, for the Nassau night club shows.
Thursday: Cococay: tender-path shots, then beach shots with a pirate. Sail away/decks. dinners: couples and tables. Portraits 2 or 4 backdrops according to whether the pax are good spenders or not.
-The date of the cruise is printed on the embarkation boards (see enclosed pics).

-There is no staff introduction with photographers. The photographers do cruisestaff duties during passenger life boat drill.


La suite. Continued….

 

 

USEFUL COMMENTS on Sovereign & Majesty

FROM CHRISTIAN FOURNIER
My criticisms are not to annoy anybody personally.
I just want to point out the problems I have encountered, so we can all work on them and get a smoother running ! Insane running is what caused me to resign. May my rash action be of some use to somebody!
On the Sovereign of the seas:
-Need more CL-2 pods and QBC-5 chargers: ran out during lounge and lost money. Some QBC-5 are broken and should be replaced immediately. Timer is a drawback. I have used and reused same Sunpack pods for 4 years on Stardancer/Viking Serenade. They do not build up a memory, unlike some other brands. They should be put back on charge immediately after use, whether fully discharged or not, and remain on charge at all times. Pods are warm to the touch when charged. Photogs should only use warm ones to insure maximum charge for shooting. A label with a number should be on each pod to make identification of broken ones easier. All pods and chargers and fresh films should be in the gallery storeroom, instead of the darkroom, for quicker access to them while shooting (all the shooting is much closer to the gallery than to the darkroom) See my report and photo of my CL-2/QB-C 5 rack on Stardancer.

-Trimmers: one is out of order, other one needs two feed spools + take up tray. Read instruction book if you do not believe me. Why were they thrown away? Why were they never replaced? Without the feed spools, only a small roll of prints (100 prints) can be trimmed: the heavy and unbalanced rolls drag through and the cutter drive cannot cope, making transport, therefore cutting, erratic, and also huge wear and tear on the motor. The absence of a take up tray: the photog has to remove the prints by hand, one by one, 24 000 times a week. Often the prints get out of order, which makes coding and displaying of duplicates an ordeal. It takes one photog one full night to trim the formal night pics. Plus a lot of frustration and many pics cut in half. What a waste, for a few dollars spare parts! I showed Nick the Durst manual with pics and order numbers. I have use this very same trimmer on the Stardancer/Viking Serenade for 4 years: it performed perfectly and trimming was much faster and much easier. When you trim all night long it matters. Because of the trimmer inability to cut large rolls, Nick ordered the printers to use only small rolls of paper, of 3 rolls of film each. When you print 90 films in one night, you then have to load and unload your Durst 5000 printer 30 times a night!!! None of this makes sense and should be rectified immediately.

La suite. Continued…. CHRISTIAN FOURNIER, 20 APRIL 1993

 


CRUISE LAUGHS By Nicole Bordes

In order to appreciate the following pages, one needs to understand what is the job of the cruiseship photographer.
During a cruise, the on-board photographers will be taking hundreds and hundreds of pictures of the passengers and try to sell them. Any event during the cruise is an « excuse » to take pictures.
It starts first, when the passengers get on board, then, when the ship sails for its destinations. Next day, they will have their picture taken when they meet the captain and during the cocktail party. Another difficult task will consist in taking shots in the dining room and this is tough (can you imagine asking eight persons to stop eating and eventually to move a little bit just for one picture?).
During the cruise, the cruise staff will entertain the passengers by organizing some special events such as the pool party, masquerade, country and western night … If there is no event, the photographers will create one. For instance, they take pictures when the passengers are getting out from the dining room after a good meal. Taking turn, each photographer will take out his or her clothes to jump in a bear or a pirate suit.
Finally, there are the deck shots where we photograph people on the decks (that makes sense), at sea or as we are sailing in or away from a port of call, or when the ship is in a scenic location.
Add to this the non scheduled events such as the honeymooners, weddings … You now have a pretty good idea of the job as far as picture taking is concerned.
AT THE PHOTO GALLERY Finding their own pictures on the wall can be a very hard task for some passengers so they come to the photographers with some pretty neat questions: « Can you find the picture with two people in it? » Sorry, we don’t do those! « Where is my picture with the Captain coming on board in the dining room? » As a lady could not find her picture, she asked one of the photographers, showing him a key chain with her picture in it: « Can you find my picture? This is what I look like. » Well, Madam, we can see what you look like! Some think that we remember the face of the people we photograph: « Yesterday, you took my picture. Can you tell me where it is on the wall? » « Are they (the pictures) by alphabetical order? » No, by shoe size! « The pictures displayed on the left are the ones from the people that were on the left side of the ship? » In some cases, there is no hope: « Yesterday, somebody asked me if he could take my picture. I said no. Is my picture on the wall? » As all the pictures were displayed on the walls, one person asked: « Excuse me, is this the photo gallery? » At the end of cruise, one question always come back: « What do you do with the rest of the pictures, the ones that we don’t buy? » Answers vary: – « They get recycled to make trees. » – « We send them to this factory where they make the streamers that you throw away on the first day of the cruise. » – « We give them to the engine room. » – « We give them to the FBI. » – « We eat them. » On average, around 600 new pictures are displayed at the gallery. Some people still ask us: « Do you have a darkroom on board? » In addition to the pictures, we are selling videotapes of the cruise. When the passengers come to the sales desk to pick up their video: « Is my VCR ready? »SOLUTIONS PROPOSED After having experienced the system, some people come up with some ideas, suggestions or remedies to improve our sales and the way we display the pictures. People always complain about the price of the pictures, so they give us some marketing techniques such as: « On the last day, all the pictures should be half price. » I bet there will be a huge sale on the last day! « If your pictures were half the price they are now, you will sell twice as more! » So, what is the difference? « Why don’t you put the pictures by alphabetical order? » I imagine the photographer writing the name of each passenger he is photographing! « You should print the photos in the order you took them! » Easy when you are in the dark with more than 20 rolls!TECHNICAL QUESTIONS Very often, the photographers have to deal with some very technical questions: Passengers bring a roll of film to the photo gallery asking the photographers to tell them whether the film has been exposed or not. They seem disappointed when we tell them that the only way to know is to process the film. « Do you take slides and then print them? » No, we take a Polaroid, take a slide of it and print it on paper! « I have opened the back of my camera, do you think that my pictures will come out? » Yes, but very dark! As the chief photographer was using his new 15 mm lens (fish eye looking lens), a person made the following remark: « Oh! This must be a light gathering lens. » « I have bought this fast film, what shutter speed should I use? »DURING THE CRUISE As a crew member you are expected to answer any question, photo related or not and be, of course, extremely polite: As the ship was sailing for Juneau, capital of Alaska: « At what time do we arrive in Jupiter? » As the ship was sailing in the inside passage, the captain pointing out the mountains and mentioning they were 10000 feet above sea level, one passenger asked: « And us, at what altitude are we? » Difficult question as this altitude vary with the location of the person on the ship! As we were on our way to San Francisco, one passenger once came to me and asked me: « Where is the pier on the ship? » A classical one: « Do you live on the boat? » No, I commute every day! Another classical one: « At what time is the midnight buffet? »COMMENT CARDS At the end of the cruise, each passenger is asked to rate the different departments from poor to excellent and to give some comments on the cruise in general. Talking of the Alaskan cruise: « Should cruise more inland. » « Should cruise warmer places. » « The cost of the price of the pictures is too high. » « The photographer made me look fat. » 

24 HOURS IN THE LIFE OF A CRUISESHIP PHOTOGRAPHER by Nicole Bordes
 Who could dream of a better job ? A job that allows you to travel to exotic places, to meet new people and at the same time, make a living out of it !
But there is more to it : being a cruiseship photographer can put a lot of strain on you !
We have followed Christian Fournier, Chief Photographer and his assistant on board a 700 passenger cruiseship. 7:00 AM : Christian is in the darkroom and makes a first colour and density test in order to print the negatives processed the night before. The coffee is passing through.
Meanwhile, reprints ordered by the passengers are done. 15 minutes later, the test is fine and Christian can start printing the 20 rolls taken the day before. Then, he will have to change the paper format, test and print the six rolls of passengers. 09:00 AM : The assistant cuts the long roll of pictures. The photos are to be displayed at 10 :00 AM at the photo gallery. 09:45 AM : Both photographers meet at the gallery to put the pictures on the wall.
The first customers arrive. At 10:00 AM the photo gallery is officially open. People gather around the new photographs. Some passengers come to retrieve the orders placed the night before or to get their own film back. 10:30 AM : Christian takes his camera and flashgun and go on the decks to take some shots of the passengers suntanning, playing cards or relaxing on the decks. 11:15 AM : The Staff Captain needs some pictures of the area where an accident involving a passenger has occurred. These will be used by the insurances. 12:00 PM : The gallery is closed. After a quick lunch, the assistant goes to the darkroom and starts mixing chemicals. 2:00 PM :
The gallery opens. Christian meets the Chef : the cruise line needs a presentation of some of the meals served to the passengers. 3:00 PM : The gallery is quiet: the assistant starts setting the photo studio next to the gallery where formal pictures will be taken during the evening. 3:30 PM : Christian has finished with the Chef and decides to make a second round of photos on decks on the deck. 4:00 PM : The photo gallery is closed for tonight because of all the formal photos to take. There are several orders: 9 reprints and 8 passenger films. The photographers have less than 30 minutes to take a shower and dress formal. 4:45 PM : The ship is going to pass next to the Krakatoa.
All passengers have gathered on the decks to observe the still active volcano. Both photographers start taking pictures of the passengers with the volcano in the background. 5:45 PM : Christian is ready to take formal portraits of the passengers of the first sitting on their way to the farewell cocktail party. 6:00 PM : The doors of the lounge are open: while Christian is taking formal portraits next to the gallery, his assistant is photographing the passengers in the lounge dancing or sitting in the chairs. 6:00 PM : The dining room is now open for the passengers of the first sitting.
The photographers rush to the officers mess for a quick dinner. 6:45 PM : Both photographers enter in the dining room to photograph the people at their table. 7:30 PM : Christian is back to the photo studio for the formal portrait session of the second seating. 8:00 PM : The lounge is open for the farewell par
ty of the second seating. 8:30 PM : The dinner for the passengers of the second seating is being served in the dining room. Five minutes later, the photo studio is dismantled. 8 :50 PM : The photographers enter a second time in the hot and noisy dining room to photograph the guests at their tables. 10:15 PM : The Captain requests the presence of the photographer for the famous Captain’s table picture. 10:30 PM : The assistant rush to the darkroom.
The evening was good : 6 rolls of decks, 5 rolls of lounge, 4 rolls of dining room and 8 120 rolls of portraits ; to this, the 8 passenger rolls must be added. 11:30 PM : The passengers get in line to see the Buffet Magnifique. At the end of the line, Christian is getting ready to take some shots of the passengers
with the Chef. 12:00 AM : The day is over, a new one has already started. Christian go back to his cabin for a short night sleep. The 31 rolls need to be printed first thing in the morning and be ready for the beginning of the afternoon. When comes the end of the cruise an average of 100 35mm rolls and 20 120mm rolls have been used, 5000 5″x7″ pictures and 400 8″x10″ pictures have been displayed, 3000ft of paper and 450ft of 8″ paper have been used. 21 % of these pictures will be sold, the rest, at the great despair of the passengers, is packed in a box and sent to the incinerator.
This percentage may seem low but, as in all businesses, the benefit marge between the real cost of the picture and the price asked for it is high enough to make this business a profitable one. The wages of the photographers are a percentage of the sales. 

No worries, I am very secure about my manhood (see page 28)
Plusieurs milliers de photos par semaine, imprimées et exposées dans la galerie des photos.

1980 : Plus la photo est vieille, et plus j’ai l’air jeune !

Plus la photo est vieille, et plus on a l’air jeune !
Fun signs at the photogallery

YOU ARE WELCOME TO USE OUR SMOKING ROOM: IT IS LOCATED OUTDOORS.

THERE WILL BE A 10% SURCHARGE ON ANY SALES WHERE WE HAVE TO LISTEN TO YOUR TROUBLES.

WE RESERVE THE RIGHT TO REFUSE SERVICE TO ANYONE, REGARDLESS OF WHO YOU ARE, WHO YOU THINK YOU ARE, WHO YOU DADDY IS, OR HOW MUCH MONEY YOU HAVE.

PRAY FOR ME… I COMMUTE EVERY DAY.

ANY MINUTE NOW THE SHIP’S GONNA HIT THE FAN….

WE HAVE BEEN ASKED MANY TIMES IF TIPPING IS PERMITTED IN THIS ESTABLISHMENT. ONCE AGAIN-THE ANSWER IS : DEFINITELY YES!!!!

THE PREMISES ARE PROTECTED 3 NIGHTS A WEEK BY A MAN WITH A SAWED-OFF SHOTGUN. YOU CAN TRY TO GUESS WHICH 3 NIGHTS.

WARNING: THESE PREMISES PATROLLED BY GIANT FROGS.

WE DO PRECISION GUESSWORK.

CAN I PAY MY VISA CARD OFF WITH MY MASTER CHARGE??

WE CASH PERSONAL CHECKS UP TO A MAXIMUM OF $20.00 IF YOU HAVE 6 PIECES OF I.D. AND LEAVE A $50.00 CASH DEPOSIT UNTIL CHECK CLEARS.

THIS MANAGEMENT ACCEPTS NO RESPONSIBILITY FOR NOTHING !!

THE LAST PERSON WHO LEFT THIS DOOR UNLOCKED IS BURIED RIGHT UNDER YOUR FEET!!

DON’T EVEN THINK OF SMOKING THERE. I WANT TO GROW UP…. NOT BLOW UP.


Avec John Cable.
Je retourne une fois à Paris en 1988 pour des vacances et travaille avec un mec génial, Eric Naras, responsable de l’exploitation photo sur « Les Bateaux Parisiens » célèbre compagnie de croisières sur la Seine.

je retrouve Eric Naras en 2004, chez lui, près de La Rochelle.
« J’adore ta galerie de portrait, je reconnais bien ta faculté à rire de toi même et ton génie créatif. Ne restons pas sans nouvelles des uns et des autres si longtemps car le temps passe si vite. Je t’appellerai régulièrement pour prendre de vos nouvelles et peut-être parler pour ne rien dire, parler de photographie, d’art graphique ou pas et même du boson de Higgs si tu veux bien ou du mur de Planck et de toutes ces choses qui nous dépassent mais qui nous passionnent. à très bientôt mon ami » Eric Naras, janvier 2015
Sur mes cahiers d’écolier Sur mon pupitre et les arbres Sur le sable de neige J’écris ton nom
Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sang papier ou cendre J’écris ton nom
Sur les images dorées Sur les armes des guerriers Sur la couronne des rois J’écris ton nom Sur la jungle et le désert Sur les nids sur les genêts Sur l’écho de mon enfance J’écris ton nom
Sur les merveilles des nuits Sur le pain blanc des journées Sur les saisons fiancées J’écris ton nom
…….
Et par le pouvoir d’un mot Je recommence ma vie Je suis né pour te connaître Pour te nommer Liberté
Paul Eluard, Poésies et vérités, 1942

8th June 2017 = I met Peter Simpson again after 25 years. Peter is the guy just above myself on the left. Originally from Australia, Peter is now a web project designer and photographer in London.
WHY I RESIGNED (temporarily !) FROM CRUISESHIP PICS.

TO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD.
FROM: C. FOURNIER, Chief photographer.
10TH JANUARY 1991

I had worked for many years for Cruiseship Picture Co. when I resigned on 9th January 1991.
I have made hundreds of improvements (technical, marketing, photographic, paperwork) now currently used all over the company (see my booklet).
I have increased the revenues.
I have impressed the cruise lines with my efficiency and high quality services. I am a science university graduate, 37 years old and an authority in photography.
Yet, inexperienced young photographers got promoted to supervisor positions, and not me.
The vice president, Paul Smith, sees me as a « threat to his empire ».
This was confirmed to me by director Michael Sebel, during my resigning phone call.
Paul had been making my life difficult for the last two years and was spreading false rumors behind my back. He even tried to get my previous assistants to write down that I was lazy and incompetent. Every single one of them refused, they said that on the contrary, I was working very much harder and better than any other #1.
I wrote angry memos to the head office and started to openly criticize the numerous errors made by the Miami office (see my memos of complaints for an entire year).
Paul Smith turned down my request for the Crystal Harmony, stating that I did not have enough experience! No other photographer, including him, has more experience or seniority than me in this company.
So I knew that my future with this crowd was limited!
I had been very unhappy with the way the company had been running lately: stores always late, chaos in the Miami office, insane demands from Paul Smith on extra work and experiments, my wage decreased from 8% to 7% to 5.6%, photographers quit due to insulting treatment (mainly from Smith), rumors of bankruptcy, R.C.C.L. abusing the concession, etc…
I offered my organizing services, in writing, to Mr. Richard Dawson, several times and never got one reply.
I accepted a position on a new ship, cruising around the world. There would be no money, but I would be far away from the Miami office.
On the day of sailing, Paul Smith was openly hostile to me and I learned that a junior executive would be on board with me to learn my tools of the trade, so they could get rid of me! I had no choice but resign.

CHRISTIAN FOURNIER, ex-chief photographer


Une bien triste photo: S/S BLUE LADY, ex S/ S FRANCE, S/ S NORWAY à Alang, en Inde, 21 janvier 2008, pour son démentèlement final. Bye bue S/S France.
Dommage que la France n’ait pas su le faire fonctionner comme paquebot (trop de grèves à répétition) alors que les Norvégiens l’ont fait pendant 20 ans. Dommage qu’on ne l’ait pas gardé comme musée ou hôtel non navigant

Je vois à Barcelone, le « Harmony of the Seas, » le plus grand Paquebot du monde, en 2016.
L’Harmony of the Seas est un navire de croisière de la compagnie Royal Caribbean Cruise Line, construit aux ex-Chantiers de l’Atlantique STX France de Saint-Nazaire entre septembre 2013 et mai 2016.
Longueur : 362 m, Tirant d’air : 70 m, Port d’attache : Nassau, Capacité : 6 296 passagers, Armateur : Royal Caribbean Cruises Ltd. (RCCL), Vitesse : 20 nœuds en croisière, 23,1 nœuds maximum.
 
 
Cold plunge (tests de combinaisons de survie à Tracy Arm et Glacier Bay, en Alaska)
Combinaisons de survie à Tracy Arms, Alaska, juillet 1990.
Cet objet orange qui flotte dans l’eau n’est pas une nouvelle race de phoque mais un humain qui porte une combinaison de survie. Ces combinaisons servent surtout aux pêcheurs qui naviguent en eaux froides. Dans des eaux froides (de moins de 5°C), on ne peut pas survivre plus de dix minutes sans équipement spécial.
Fondée sur les mêmes principes qu’une combinaison étanche, une combinaison de survie permettra à une personne immergée en eau froide de survivre quelques heures (la durée dépend de plusieurs facteurs dont l’eau, la température extérieure, la tolérance au froid de l’individu …).
Cependant, à la différence de la combinaison étanche, cette combinaison ne sert pas à la plongée mais uniquement à la survie. Elles font un quart d’un pouce d’épaisseur (environ 6 mm). Pour mieux protéger, on y fixe des bottes et des gants, ainsi qu’un capuchon. Une fermeture éclair ferme la combinaison jusqu’au menton, le joint d’étanchéité et une pièce de néoprène établit une bonne étanchéité. La flottabilité est réalisée par deux méthodes. Comme mentionné ci-dessus, la combinaison de survie est faite en néoprène qui contient des millions de petites cellules isolantes pleines d’air, ce qui rend la combinaison très flottante. En plus, on peut gonfler un anneau fixé sous les bras de la combinaison comme un ballon en soufflant dans un tuyau. Cet anneau fournit la flottabilité mais aussi, il soutient le cou et permet à la personne de flotter sans effort avec la tête hors l’eau.
L’isolation thermique n’est pas fournie, comme on a tendance de supposer, par la combinaison mais par l’air emprisonné dedans; cet air est chauffé par le corps et il fournit une isolation efficace. Malheureusement, en eau froide, les pertes de chaleur sont élevées et le corps humain doit compenser ces pertes. Après un certain moment, la température du corps chute; la personne mourra d’hypothermie. On espère que les sauveteurs arriveront avant que cela arrive.
On a choisi la couleur orange non pour des raisons esthétiques mais parce qu’elle est la couleur la plus visible en mer.
Ces photos ont été prises à Tracy Arm (Alaska) durant un exercice d’urgence afin de démontrer l’efficacité des combinaisons. Six bénévoles ont sauté d’un canot de sauvetage dans l’eau du glacier Sawyer, sous les yeux indifférents des phoques.
Après avoir nagé pendant un petit moment, les baigneurs ont tiré une fusée éclairante pour attirer l’attention. Mouillées ou même immergées, ces fusées éclairantes maintiennent un rougeoiement orange qui signale la position aux sauveteurs.
Cet exercice est effectué toutes les semaines, depuis plus de trois ans, à bord le M/V VIKING SERENADE, anciennement le M/V STARDANCER, durant la saison Alaska, à la grande joie des passagers. Plusieurs membres d’équipages attendent avec hâte cette « escapade », mais la liste d’attente est longue et seulement six combinaisons sont disponibles à bord!
Texte : Dr Nicole Bordes et Christian Fournier
Photos : Christian Fournier.
This strange orange object floating on the water is not a new breed of seal but a human being wearing a survival suit. These suits are mainly made for people like fishermen, who navigate on cold waters. In low temperature waters (less than 45 °F), one could not survive more than ten minutes without special equipment. Based on the principles of a dry suit, a survival suit will allow a person immersed in cold water to survive for several hours (this length of time depends on many factors such as the water and the outside temperatures, the resistance against cold of the person… ) However, unlike dry suits, these suits are not designed for diving purposes but for survival only. They are about 1/4 inch thick. Boots and gloves are attached for better protection, as well as a hood. A front zipper closes the suit up to the chin, the front seal and a piece of neoprene placed over the mouth and the nose provide a relative waterproofing. Buoyancy is achieved by two different ways. As mentioned above, the survival suit is made out of neoprene rubber that contains millions of tiny insulating cells filled with air, making the suit very buoyant. In addition, a balloon-like ring attached to the suit under the arms can be inflated by mouth using a hose included in the suit. Apart from buoyancy, this ring provides a support to the neck and allows the person to float without effort, head out of water. Thermal insulation is not achieved, as commonly thought, by the suit itself, but by the air trapped in the suit : this air is warmed by the body and provides an effective insulation. Unfortunately, in cold water, the heat loss is high and the human body must continually compensate for this loss. At a certain point, it becomes impossible for the body to keep up and the body temperature drops ; eventually, the person will die from hypothermia. Hopefully, rescuers will be there before this happens. The color orange of the suit has not been chosen for fashion reasons but because this is the color the most easily detectable on the sea. These pictures were taken in Tracy Arm (Alaska) during a safety drill, demonstrating the efficiency of the suits. Six volunteers jumped from a lifeboat into the ice cold water of Sawyer glacier, under the indifferent eyes of harbor seals. After some paddling around, these special bathers were given a flare used to draw attention. Wet or even immersed, these flares continue to glow with a bright orange « flame » signaling the position to the rescuers. This drill has been conducted every week, for more than three years now, on board the M/V VIKING SERENADE, formerly M/V STARDANCER, during the Alaskan season, for the delight of the passengers. Many crew members are looking forward to this « icecapade », but the waiting list is very long and only six suits are available on board !
Text by Dr Nicole Bordes and Christian FournierShannon Templeton: That’s a memory I will never forget. The suit Iwas wearing had a tiny pin hole near my ankle and a little jet of icy water numbed the lower half of my leg really quick. I still have my « official suit tester » certificate somewhere written up in beautiful calligraphy. Thank you for this memory!
 
 
 
1985 : Croisière musicale sur S/S Rhapsody (avec Isaac Stern, James Galway, Keith Jarett, Maurice André, Vladimir Ashenazy, etc…)Je n’avais (et c’est bien normal) pas le droit de prendre des photos pendant les concerts. Voici donc les coulisses.

Isaac Stern
Né le 21 juillet 1920 à Kremenets (RSS d’Ukraine) et mort le 22 septembre 2001 à New York, est un violoniste américain, l’un des plus illustres représentants de la première génération de musiciens entièrement formés aux États-Unis.
James Galway
Sir James Galway OBE, est un flûtiste né à Belfast en Irlande du Nord le 8 décembre 1939. Il a été première flûte à l’Orchestre philharmonique de Berlin entre 1969 et 1975 sous la direction de Herbert von Karajan. Il se consacre aujourd’hui à une carrière de soliste et vit en Suisse avec sa femme Jeannie Galway, elle-même flûtiste.

Keith Jarret
Keith Jarrett est un pianiste, saxophoniste, flûtiste, percussionniste, organiste, claveciniste, guitariste et compositeur américain né le 8 mai 1945 à Allentown, en Pennsylvanie.

Maurice André
Maurice André (né le 21 mai 1933, à Alès, et mort le 25 février 2012, à Bayonne1) est un trompettiste français classique. Il a été professeur de trompette au conservatoire national supérieur de musique de Paris où il a introduit l’enseignement de la trompette piccolo notamment pour le répertoire baroque. Inspirateur de nombreuses innovations de l’instrument, sa grande maîtrise technique et son profond sens artistique ont contribué pendant cinquante ans à populariser la trompette dans le monde entier. Maurice André a joué et enregistré les grands concertos du répertoire avec les plus illustres chefs d’orchestre de son époque. Il est reconnu par ses pairs comme étant le plus grand trompettiste classique de ce siècle.

Vladimir Ashkenazy
Vladimir Davidovitch Ashkenazy, ou Achkenazi (en russe : Владимир Давидович Ашкенази), né le 6 juillet 1937 à Gorki en URSS, est un pianiste et chef d’orchestre russe, naturalisé islandais en 1972.
Sa carrière de pianiste : Ashkenazy entame ses études musicales dès 6 ans et manifeste un talent prodigieux pour son jeune âge. À 8 ans, il entre au conservatoire, puis au conservatoire de Moscou. En 1955, il remporte le deuxième prix au prestigieux Concours international de piano Frédéric Chopin. En 1956, il est lauréat au Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique et partage le premier prix en 1962 au Concours international Tchaïkovski. Bien qu’il soit connu pour avoir enregistré les vingt-quatre préludes et fugues de Chostakovitch, l’œuvre complète de Chopin pour piano, la totalité des pièces pour piano de Rachmaninov ainsi que tous ses concertos, son répertoire est beaucoup plus vaste (on peut noter par exemple un enregistrement intégral des cinq concertos de Prokofiev et de Beethoven, des deux concertos de Brahms ou encore des dix sonates de Scriabine). Il aborde tous les genres mais évite de plus en plus Liszt et la musique contemporaine.Sa carrière de chef d’orchestre : À mi-carrière, Ashkenazy s’essaye à la direction orchestrale tout en poursuivant ses activités de pianiste. Ses interprétations des symphonies de Sibelius ont été particulièrement acclamées, tout comme ses enregistrements de la musique orchestrale de Rachmaninov. De 1989 à 1999, il occupe les fonctions de chef permanent à la tête du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin. En 1996, il est nommé chef principal de l’Orchestre philharmonique tchèque, en 2004, directeur musical de l’Orchestre symphonique de la NHK, et en 2009 directeur musical de l’Orchestre symphonique de Sydney. Vladimir Ashkenazy est aujourd’hui président de la Rachmaninoff Society.

James Galway

Concert à La Jamaïque

Vladimir Ashenazy

Concert à Tulum, Yukatan, Mexique
Mark Anthony Chang wrote : »I loved the annual Music Festival at Sea. The number of passengers were limited to under 450 with cabins going from around $4,000 to upwards of $25,000 for 11 days during the 80’s & ’90s. There were 4 gala dinners, each themed by color – blue, gold orange and white (gowns, ties and cummerbunds being appropriate to the theme). The food budgets were upped 20% to enhance the already excellent cuisine.
No additional money was needed during these entire all-inclusive cruises. From the moment of sailing, the ship was awash in champagne. They were the most posh cruises in an annual theme program which also included a Theatre Festival (only in french), a Berlitz total immersion French-language course and many other cultural events featuring artists such as Kathleen Battle, Issac Stern, Andre Previn, James Galway, Jean-Pierre Rampal, Zubin Mehta, Basmet,Vladamer Ashkanazy, The Chamber Orchestra of the Berlin Philharmonic, The Royal Ballet of England featuring the current Étoile and Prima Ballerina Assoluta, and other world-class musicians when I got the opportunity to chat with many of the artists and performers during the cruise and at various Ports-of-Call where they performed ashore like in front of the pyramids of Tulum.
The search for wonderful shoreside concert settings produced itineraries with off-beat destinations attuned to the sophisticated traveller (including the Queen mother [RIP] who I actually met and chatted with at the Purser’s Office). Each year the passengers received a different musical instrument charm, starting with bronze and moving on to Silver, gold and platinum. The ladies often wore them on bracelets or necklaces adorning their formal attire, attesting to the numbers of cruises they had taken. Bonhommie, friendliness with the crew and a cosmopolitan mix of passengers made for a bon voyage that attracted more than fifty percent repeat passengers. There was a quiet, understated elegance to the Rhapsody’s decor during these cruises that immediately enveloped you en grand seigneur style. »
ON FRENCH CHARTER ON S/S NORWAY
2nd TO 9th DECEMBER 1989

TO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD.
FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer. DATE: November 24th, 1989
Is it a « music at sea festival » as I already experienced on s/s Rhapsody? Is the itinerary the same as normal for the Norway? I have translated the most useful signs in French. See enclosed sheet. If it is this « music festival at sea », it is very classy and expensive. We should, as I did on S/S Rhapsody, make a lot of money. But we need to be careful and discuss matters with the charter manager beforehand. They do not like embarkation, gangway and handshakes photos, which makes the crowd « feel like sheep », so I was told. But they love decks and scenery photos. The magnificent out island, the inside of previous S/S France, fantastic food displays and of course all the concerts and famous musicians are the best sellers. I will do all the PR work on this. I also think that myself and the other French speaking photog should do as much of the shooting and gallery as possible and no darkroom work. Extreme politeness and impeccable service is a must. I have prepared a mini photo phase book (enclosed) English-French for the other photogs. The video tape will not work in France (N.T.S.C. Vs Pal-Secam), so I would not bother with it. I am very happy to be part of this exciting cruise, since I am the right person to make it a great success, due to my experience of it, my being French, educated, classical music lover and of course my usual amazing photo craftsmanship and salesmanship. (modest, hey?). I have worked with Gary Brown 4 years ago. He is competent and dedicated . I will not interfere with his normal production of the photographs and we shall all have a great week.
Raphael Christian Fournier
La plupart des photos que vous voyez sur mon site sont à vendre,
sauf bien sûr, celles pour lesquelles je n’ai pas d’autorisation de modèles ou de décors.
Contactez-moi pour le savoir
Page 35 : Croisières : j’invente les « Formal Portraits »
J’ai inventé les sessions en studio durant les soirées habillées, mes fameux « Formal Portraits ».
J’avais remarqué très tôt ce phénomène bizarre pour un touriste français : les passagers, lors des deux soirées habillées « dites formelles », c’est-à-dire smoking pour les messieurs et robes de soirées pour les dames, voulaient tous de
belles photos d’eux-mêmes et de leur famille, même si cela n’avait rien à voir avec le bateau. C’était une belle occasion d’avoir une photo professionnelle de toute la famille réunie et bien habillée, en même temps et au même endroit (et oui, beaucoup de passagers sont des réunions de famille pour se retrouver et être ensemble sans tracas). Pas besoin de prendre rendez – vous avec le photographe de sa ville. J’ai mûri l’idée d’un vrai studio photo, mais éphémère, installé près de la queue qui attend d’être présentée au commandant. Il suffirait d’être très rapide et de photographier tout le monde lors de cette manifestation très habillée qui a toujours lieu sur tous les paquebots lors de la deuxième soirée à bord. J’ai expérimenté, avec le Leica 35mm, flash à main levé et un mur de coursive uniforme. Ces photos se sont très bien vendues. Evidemment cela serait mieux avec un fond neutre, genre toile mouchetée, à la mode à cette époque (années 1980). Et en grand format, plus pro, genre 6×6, une plus grande photo et un meilleur éclairage. Mais bon, cela exigerait pas mal de changement pour notre équipe. J’en ai longuement parlé au directeur de notre compagnie photographique, Cruiseship Pictures Compagny Ltd, John Davies, un excellent business man. Nous nous sommes rencontrés à son superbe domicile, sur l’île de Grand Cayman, sur l’itinéraire de mon bateau. Il a été d’accord pour expérimenter en grand format, en me donnant carte blanche pour résoudre tous les problèmes (y compris la proverbiale utilisation de bakchichs pour aider les autorités). En effet, il fallait l’autorisation de la compagnie maritime et aussi des dirigeants à bord. J’ai obtenu les autorisations sur mon bateau français, le S/S Rhapsody.Une semaine plus tard,John Davies m’a fait livrer absolument tout le nécessaire : appareil photo très pro Hasselblad 6×6 cm avec une dizaine de dos films A12, flashs de studio et parapluies Bowens, toile, support de fond et pied Manfrotto, films 120, kit pour modifier la machine à développer les films 120, kit pour modifier l’imprimante en format 10×8 pouces (environ 18×24 cm), rouleaux de papier 8 pouces, encarts cartons pour présenter et vendre les portraits.J’ai bossé jour et nuit ou presque pendant une semaine pour tout installer et calibrer le matériel.J’ai persuadé le directeur de croisière, Bernard Reid, un homme extraordinaire, d’officialiser ces prises de vue en en parlant à l’avance aux passagers lors de ses discours de présentation de la croisière. J’ai persuadé le commandant Jean-Marie Guilloux de me laisser tenter l’expérience, lui promettant de ne pas ralentir la file d’attente avant le serrage de main. J’ai persuadé les hôtesses (moyennant promesses de photos gratuites, l’usage illimité de mon corps, etc…) d’aider à gérer cette foule. J’ai persuadé l’Hôtel Manager M. Chabot, de me laisser déployer mon mini-studio en pleine coursive, en plein milieu de la file d’attente, sachant que tous les câbles électriques seraient collés au sol grâce à du gaffeur (genre de gros Scotch large qui est le fondement de tout studio photo anglais) et qu’il n’y aurait donc aucun accident. J’ai laissé mon équipe photo (deux assistants : David Turner et Barry Moss, tous deux très bons et coopératifs) faire les photos habituelles de poignées de mains et de cocktail party et j’ai tenté mon expérience.
La clef en était ma rapidité à convaincre les gens à venir devant mon fond bleu, à les poser et photographier au mieux à toute vitesse. Heureusement les Américains comprennent vite ce genre de situation et réalisent très bien qu’ils ne peuvent pas rester au studio très longtemps. Il me fallait aussi constamment recharger les dos films, car seulement 12 photos par films ! Evidemment ce fut un succès immédiat. Les superbes tirages de photos professionnelles en studio se sont vendus comme des petits pains, souvent plusieurs exemplaires de chaque. Même si cela n’a rien à voir avec une photo de croisière ! J’ai amélioré constamment ma technique : campagne d’affichage classe dans la galerie photo et à l’entrée de la grande salle ventant les mérites les portraits, des annonces haut parleur avant et pendant des séances photos, des pubs dans la liste des événements journaliers distribuées sous les portes des cabines, la formation d’hôtesses pour gérer la queue, un meilleur éclairage, un filtre Hasselblad pour adoucir la peau, le déclenchement des flashs sans fil à distance, un kit de tabourets pour mieux poser les familles, la standardisation des poses pour shooter plus vite, l’affinage du discours pour persuader les passagers et les décontracter pendant les poses, etc.. 

John Davies a été très impressionné par les chiffres des ventes et la qualité des photos. Il a immédiatement fourni à tous les autres bateaux tout l’équipement nécessaire et des exemples de mes photos.
Mais après quelques semaines, peu de bateaux arrivaient à obtenir ma qualité d’image et mes ventes records. Il est vrai, que pour les photographes aguerris des autres bateaux, mes portraits présentaient de gros problèmes : il fallait faire venir les gens au studio au lieu de leur courir après, comme ils savaient très bien faire avec les Leica dans tout le bateau. Il fallait faire de la pub. Il fallait négocier avec les autorités du bateau, il fallait savoir installer et éclairer sur un studio (la plupart des photographes de croisière n’ont jamais fait d’école photo), savoir y faire poser les gens, savoir recharger l’Hasselblad très très rapidement, charger des bobines 120 dans la développeuse, modifier la tireuse, etc…)
John Davies m’a proposé un deal. Je passerais une ou deux croisières, en tant que consultant, sur chaque navire de la compagnie, l’un après l’autre, (il y en avait environ 35 à cette époque, donc un an de boulots, en comprenant les déplacements dans le monde entier) pour mettre en place et enseigner ces nouveautés. J’ai compris que cela serait difficile d’interférer avec l’autorité des chefs photo des autres bateaux, la plupart mes seniors et de modifier leurs habitudes, qu’il me faudrait gérer les négociations avec les autorités à bord (je maîtrisais alors superbement l’art du pot-de-vin ! ), les livraisons et installations du matériel, enseigner la prise de vue en studio, etc.. Mai j’ai pensé aussi que je pourrais les mettre de mon côté car mon système leur ferait gagner plus.
J’ai accepté, avec pour unique salaire 20 % de l’augmentation du chiffre d’affaires que mes enseignements généreraient.
J’ai travaillé très dur. Heureusement, je ne comprenais même pas à l’époque, le sens du mot jet lagged, décalage horaire. Toutes les prévisions de ventes ont été dépassées. Je suis devenu presque riche
. Bon, pas autant que Bill Gate, car je n’ai pas négocié de pérennité dans le temps de mon invention.
Très rapidement, tous les bateaux de croisières, y compris des autres concessions photo, ont copié mon idée, qui est devenue un standard classique de la photo sur paquebots.


John Davies and his wife visiting me onboard the S/S Rhapsody

Mon célèbre portrait qui a fait flipper John Davies. John m’a fait imprimer 50 exemplaires de ce portrait pour le distribuer aux autres bateaux et inciter les autres photographes à en faire autant. …

… puis à faire les affiches pour attirer les passagers.
Exemples de poses typiques :


Yes we made a lot a money.

Nick llewellin, moi-même, Jamie Harrisson. Nous étions jeunes, OK!
Ceci pour monter nos superbes portraits exposés dans des albums.

Shannon Templeton.

VARIED PORTRAITS
TO: CRUISESHIP PICTURE CO. LTD. FROM: CHRISTIAN FOURNIER, Chief photographer.
DATE: AUGUST 12th, 1988
Since we are shooting two sessions of portraits per cruise, it is obvious to me that we would make more money by offering two different types of portraits per cruise, instead of twice the same portraits. Here are some suggestions for different types of portraits: -Standard « waist up » upright with blue background.
-Sunset, waist up, horizontal, with hair light.
-Close up (head & shoulders only) on black seamless backdrop with hair light.
-Full length, long white backdrop, classy Victorian chair in the foreground.
-Old time photo, sepia toned thanks to XP1 film on C41, with props.
-A front projection system could unable many possibilities.
CHRISTIAN FOURNIER

Sharon Stanley.

Photobombing en 1984, comment gâcher le portrait de quelqu’un. On le faisait souvent, pour les amis, jamais pour les passagers.

Plus tard , on a même rajouté un bastingage.
Le 12 juil. 2015 à 01:15, Andrew Bruce a écrit :
Hi Chris: Hope you had a good birthday. Yes, the cruise was very nice. How things have changed, however. We visited Juneau, Skagway, Ketchikan, and Victoria, and explored Tracy Arm Fjord. All the ports have grown since our days on The Stardancer, still beautiful though. The scenery is as impressive as ever. We took a whale watching excursion and got up close and personal with some Orcas and Humpbacks – I’ll send you some pics once I have edited out the best ones. The ship we were on had 3400 pax and 15 photogs and, of course, all shooting digital. Their major emphasis was on formal portraits every night, even when dress was casual. A little overkill in my opinion.We had one taken the first formal night in front of a beautiful spiral staircase, with some great ambient lighting. Their posing was ok, but they simply had one light-box, front and center. When we saw the finished product, it was over-flashed, and their shutter speed selection totally eliminated the ambient light – one of the things making the setting what it was!!!  I asked the photographer if we could try it again the next formal evening with them stopping down a little to avoid over-exposure, and using a slower shutter speed to capture more of the ambient light. I was informed that all the settings are set by corporate and if they deviate by even 1/2 stop, the photogs are subject to major disciplinary action!!!  How stupid is that! I tried to talk with the chief photog on several occasions, but he was never around. I guess his duties must be strictly administrative! So, I wrote a lengthy letter to him, strongly recommending he discuss modifying the settings to improve the finished product. It’s so basic! I can see the need for consistency. We always aimed for consistency for ease of printing, but we used settings that were best suited for the setting. I guess the photogs nowadays may not have the training to make such decisions. It sounds like a stupid call Paul Smith would have made!!!I thought you would like that story. Anyway, we had a great time and it was exactly 28 years ago, this month, since Angie and I first met, when you and I were on the Stardancer. We had our first date in Haines, and it will be 25 years, on Bastille Day, since we were married. Mason had a great time, also. He heads off to college in September, to California. He graduated high school the top of his class and in the top 1% of seniors in the state of Washington. He’s a hard worker, and we’re very proud of him. It’s amazing how the time has flown by, however. I hope you are well. Send me an update as to what fun things you are up to. Take care, and I’ll send you some pics. Andrew.
EVOLUTION
1984, Je passe mes diplômes de voile, pour de superbes photos de croisières à la voile aux Caraïbes (surtout les Bahamas, les îles vierges US et britanniques : Tortola, Virgin Gorda, et Jost Van Dyke), en Floride et en Californie.
Vivent les belles plages désertes! Merci Antoine, Oh Yea! (pour les jeunes, ceci est une référence à une vieille chanson).
Je trouve cela extraordinaire. Les cartes de navigation des îles vierges sont quasiment des photos aériennes. Choisi ton île, s’il y a déjà un bateau à l’ancre, prends la suivante et tu auras toute l’intimité possible. Sea, Sex and Sun (pour les jeunes, ceci est encore une référence à une vieille chanson).
C’est fabuleux les îles désertes.
Calme, propre, bleu et blanc. J’ai peur que 30 ans après, avec le développement du tourisme, cela soit devenu plus difficile, comme mes plages désertes de Cozumel, au Mexique où je suis retourné en 2011 et les ai retrouvées habitées. Bon, moi je n’ai pas fait d’enfants, qui n’ont pas fait d’enfants, qui n’ont pas fait d’enfants, etc..
Merci aux filles qui m’ont accompagné.
Si vous êtes offusqué par des photos de jolies filles un peu dévêtues, n’allez surtout pas au bas de cette page.

Mark BROMHEAD, without knowing it, has influenced me in my sailing, for he won some prestigious races with his wife Maureen and was a legend amongst the ship photographers. Thank Marc.



Dans les îles vierges US ou Britanniques, la météo est tellement magnifique et les Anglo-Saxons tellement orientés « User Friendly » que les chartes nautiques sont remplacées par des vues aériennes des îles. Super.


With Carlos Lopez.

Nicole

Sylvie Le cointre aux Iles San Blas

Karen

DR Nicole Bordes dans la baie de San Francisco

Nicole à Cabo San Lucas, Mexique

Le Golden Gate Bridge de San Francisco
Magen’s Bay, US Virgin Islands

Elen in Little San Salvador, Bahamas, deserted island owned by Norwegian Caribbean Line (Cruise Line) around 1984
Elen à Little San Salvador, Bahamas, île déserte appartenant à Norwegian Caribbean Line (compagnie de croisière) vers 1984
One of the most important things to remember, when learning to sail, is to always know where the wind is coming from in relation to the boat.

• A sailboat cannot sail directly into the wind but can sail about 45 degrees toward it; this is called being close hauled.
• When the boat is sailing across the wind, with the wind coming directly over either side (the “beam”), the boat is on a beam reach.
• When the boat is sailing at a broad angle off the wind (but not directly downwind), the boat is on a broad reach.

• When the boat is sailing directly downwind, it is said to be running. Knowing how your boat is positioned relative to wind direction is crucial for how you set the sails and how you position your body weight. A good way to learn to pay attention to the wind is to tie short pieces of light yarn to the boat’s shrouds and keep an eye on which way they are blowing.

Finally, when you are sailing you will find that the motion of the boat affects wind direction, because the boat’s movement through the air creates its own wind. For example, the true wind may be blowing exactly across the boat (beam reach) when the boat is at rest. As it picks up speed, however, it make its own wind by moving forward through the air. This added wind from the front adds to the wind over the side to produce a combined wind at an angle more from ahead – and so the boat may actually be close hauled. When you first start sailing, you don’t have to think too much about the difference between true wind and apparent wind.
All that matters is the resulting (apparent) wind over the boat and sails.

…………



Feu à bord du paquebot Ocean Pearl de la compagnie française Paquet en 1992
Le chef ingénieur anglais avait pourtant bien prévenu Paquet 4 mois auparavant !

Le luxueux paquebot français « Ocean Pearl » (Croisières Paquet) enchante l’Asie. Une croisière de 13 jours de Singapour à Bangkok en passant par Bali la mystérieuse.
Il règne un air de fête car, ce soir, aura lieu le cocktail de bienvenue.

La salle des machines est en feu, l’équipage essaie d’y déverser de l’eau par la cheminée.

Le commandant en second, Jeremy Kingston, au pied de la cheminée.

La fumée noire et épaisse a envahi tout le bateau en passant dans les conduits d’aération. Mis à part les petites lampes de secours, il n’y a plus de lumière.

Dans la salle de contrôle des machines, le chef mécanicien David Harrisson transpire

L’alarme est sonnée. Une fumée noire et épaisse a déjà envahi les escaliers et les couloirs des ponts inférieurs. Les passagers, la plupart munis de leur gilet de sauvetage, sont évacués sur les ponts extérieurs.

Un passager s’est évanoui durant la chaude attente. Chacun craint que la prochaine annonce sera le signal :
« Abandonnez le navire ».

Les passagers, la plupart munis de leur gilet de sauvetage, sont évacués sur les ponts extérieurs.
Les canots sont descendus à hauteur du pont, prêts pour l’évacuation. Chacun attend anxieusement. La fumée épaissit. Tout le monde sait que le feu est le plus grand danger pour un navire en mer : surtout s’il se déclare en dessous de la ligne de flottaison, ou se propage par les conduits d’aération ou s’il atteint les soutes de combustible.

L’alarme est sonnée. Une fumée noire et épaisse a déjà envahi les escaliers et les couloirs des ponts inférieurs
 

L’équipage redevient souriant, même si les uniformes ne sont plus immaculés. Il faut bientôt reprendre le travail et prendre des décisions sur la suite des événements, préparer le dîner, nettoyer et surtout rétablir l’électricité, l’eau et la climatisation.

Le commandant en second, Jeremy Kingston, et le chef mécanicien David Harrison se dirigent vers le bar. Des annonces se succèdent : le feu est éteint mais personne n’est autorisé à rentrer à l’intérieur. La fumée prendra du temps à se dissiper car il n’y a plus de ventilation dans le bateau.

Votre humble photographe et narrateur Christian Fournier

Nicole s’assure que sa peluche favorite ne périra pas dans l’incendie.

Le photographe Christian Fournier et l’un des courageux Philippins de l’équipage, Rony, devant l’une des portes carbonisées.

Le chef mécanicien David Harrison contemple les dégâts dans la salle des machines. Des débuts de feux avaient déjà été éteints quelques semaines auparavant. Pour les 370 passagers à bord, c’était le début de belles vacances de rêve : une croisière de 13 jours de Singapour à Bangkok en passant par Bali la mystérieuse. Des morceaux de la machine, en acier, ont fondu, tellement la chaleur était intense. La salle des carburants aurait pu être atteinte et c’était la fin du bateau.

Vers 19h00, les passagers peuvent retourner à l’intérieur du bateau. La fumée s’est dissipée, seule reste l’odeur de brûlé. L’électricité est rétablie mais il n’y a toujours pas d’eau et de circulation d’air. Un buffet froid est servi au restaurant Orchidée et l’orchestre joue dans le salon Marco Polo. Une nuit chaude attend les passagers : l’air conditionné ne sera pas opérationnel avant le lendemain soir. La plupart des passagers dormira à la belle étoile sur les ponts, leurs gilets de sauvetage derrière eux.

Un cuisinier trouve un coin frais pour passer la nuit : le frigo des légumes.

Les signaux de détresse ont bien été reçus, l’époque du Titanic étant révolue, car le lendemain matin, un autre bateau de croisière, le « Sea Princess », s’est détourné pour accueillir les passagers. Un autre paquebot vient évacuer les passagers de l’Ocean Pearl.

Des remorqueurs viennent tirer l’Ocean Pearl jusqu’à Singapour, car le bateau de croisière ne peut plus se déplacer de lui-même, ses moteurs étant fondus. Le dernier danger, la dérive aux grès des flots pendant une nuit, est donc fini. On aperçoit au fond les générateurs d’appoint installés une quinzaine de jours auparavant pour remédier à des déficiences précédentes du moteur.
INCENDIE A BORD DU PAQUEBOT « OCEAN PEARL
PHOTOS : CHRISTIAN FOURNIER, TEXTE CHRISTIAN FOURNIER ET Dr NICOLE BORDES

Cet article (texte et photos) a été immédiatement acheté par Sipa Press, Paris, après faxage des photos et du texte depuis Jakarta. Les photos originales ont été envoyées par DHL deux heures plus tard. L’affaire était conclue. Sipa a retourné les photos 5 jours plus tard avec la mention : invendable. Ceci est absolument impensable en presse car l’article est alors trop vieux et inutilisable. Aucune autre explication, ni compensation. Deux ans plus tard, lors d’un dîner à bord du Club Med II lors de sa croisière inaugurale, j’ai appris par un membre du gouvernement que mon article était arrivé sur le bureau du premier ministre (Chirac à l’époque) et avait reçu un veto, car la compagnie maritime a été suffisamment………. persuasive………….Cela veut dire qu’elle a « graissé la patte » de politiciens et que ces politiciens ont pu influencer une agence de presse française à ne pas faire paraître un article. Voila pour la liberté de presse en France.


Mardi 12 février 1992, 15h30 : le luxueux paquebot français « Ocean Pearl » (Croisières Paquet) fait route vers Jakarta (Indonésie).
C’est une belle journée et la mer est calme.
Pour les 370 passagers à bord, ce sont les débuts de belles vacances de rêve : une croisière de 13 jours de Singapour à Bangkok en passant par Bali la mystérieuse. Il règne un air de fête car, ce soir, aura lieu le cocktail de bienvenue.
Soudain, le commandant en second Jeremy Kingston fait une annonce par le système de haut parleurs du bateau ; le son de sa voix essoufflée et angoissée restera gravé à jamais dans l’esprit de beaucoup.
« Cette annonce ne concerne que l’équipage. Alerte à l’équipage, alerte à l’équipage. Equipe A à la salle des machines, équipe A à la salle des machines. »

L’alarme est alors sonnée.
Une fumée noire et épaisse a déjà envahi les escaliers et les couloirs des ponts inférieurs. Les membres d’équipage sont à leur point de rassemblement en moins de cinq minutes ; Personne ne plaisante, il y a déjà eu une alerte lors de la croisière précédente. Peu de temps après, les passagers, la plupart munis de leur gilet de sauvetage, sont évacués sur les ponts extérieurs. A l’intérieur du bateau, la fumée s’épaissit. Mis à part les petites lampes de secours, il n’y a plus de lumière. Dans ce labyrinthe sombre et enfumé, les retardataires sont dirigés vers l’air libre. Une fois que les passagers sont sains et saufs sur les ponts et comptés, l’équipage est autorisé à se rendre près des canots de sauvetage.
Il n’y a pas de panique, mais des visages inquiets fixent la fumée noire qui s’échappe du milieu du bateau.
Des gilets de sauvetage sont distribués à ceux qui n’ont pas eu le temps de se rendre à leur cabine.
Les canots sont descendus à hauteur du pont, prêts pour l’évacuation. Chacun attend anxieusement. Une dame porte encore des bigoudis, une des coiffeuses tient un peigne à la main.
Plus bas, les mécaniciens et les pompiers luttent dans le noir contre le feu, la chaleur et la fumée. Tous savent que le feu est le plus grand danger pour un navire en mer : surtout s’il se déclare en dessous de la ligne de flottaison, ou se propage par les conduits d’aération ou s’il atteint les soutes de combustible.
Les commissaires de bord ont emporté tous les passeports et documents précieux dans des sacs poubelle, la responsable du casino transporte sur elle les fonds du casino et semble être enceinte.

Deux bateaux (de petits cargos) se détournent de leur route et convergent vers l’Ocean Pearl : les signaux de détresse ont bien été reçus.
L’époque du Titanic est révolue !
La fumée qui s’échappe du pont supérieur est impressionnante. Les canots de sauvetage sont prêts.Chacun craint que la prochaine annonce sera le signal : « abandonnez le navire ». Mais, l’annonce suivante vient du Commandant Pierre Delery : marchant le long du pont supérieur, mégaphone en main, il explique que le système de haut-parleurs ne fonctionne plus. Il annonce que le feu est sous contrôle mais que chacun doit rester calmement à l’extérieur.

Des mécaniciens et des pompiers couverts de suie font leur apparition sur les ponts munis de lances d’incendie et commencent à déverser de l’eau autour et dans la cheminée afin de faire baisser la température qui règne dans la salle des machines. Les deux cargos s’éloignent et reprennent leur route après leur vigile silencieuse et rassurante.
Des annonces se succèdent : le feu est éteint mais personne n’est autorisé à rentrer à l’intérieur. La fumée prendra du temps à se dissiper car il n’y a plus de ventilation dans le bateau.
Chacun se détend maintenant. Des verres d’eau et des serviettes rafraîchissantes sont distribués. Plusieurs membres d’équipage reprennent leur travail : il faut prendre des décisions sur la suite des événements, préparer le dîner, nettoyer et surtout rétablir l’électricité, l’eau et la climatisation.
Il n’y a pas de victime (un homme s’est évanoui : angoisse et/ou chaleur). Pas de dégât dans le bateau : le feu a été confiné à la salle des machines où il a commencé. Vers 19h00, les passagers peuvent retourner à l’intérieur du bateau. La fumée s’est dissipée, seule reste l’odeur de brûlé.

L’électricité est rétablie mais il n’y a toujours pas d’eau et de circulation d’air.
Un buffet froid est servi au restaurant Orchidée et l’orchestre joue dans le salon Marco Polo. Une nuit chaude attend les passagers : l’air conditionné ne sera pas opérationnel avant le lendemain soir. La plupart dormiront à la belle étoile sur les ponts.
Le bateau de croisière ne peut plus se déplacer de lui-même car ses moteurs sont fondus. I’Ocean Pearl » dérive donc toute la nuit au grè des flots. C’est très dangereux, mais les signaux de détresse ont bien été reçus, le lendemain, un autre bateau de croisière, le « Sea Princess », s’est détourné pour accueillir les passagers.
Le transfert se fera avec les chaloupes des deux navires.

 
 

SS France (avec Eddy Barclay, César, Jacques Martin, Isabelle Aubray, Henri Salvador, Uderzo, Walter Spangero, les CoCo Girls, Pierre Vassiliu, etc…)Le paquebot S/S Norway était de temps en temps rebaptisé de son nom d’origine S/S France pour des charters français essayant de faire renaître une certaine gloire … 

Le SS Norway a été rebaptisé SS France pour cette croisière

Henri Salvador et sa femme.

Pierre Vassiliu et sa femme.

Uderzo
Albert Uderzo, né Alberto Aleandro Uderzo le 25 avril 1927 à Fismes, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français d’origine italienne. Il est le créateur, avec le scénariste René Goscinny, de la série Astérix.

César
César Baldaccini, dit César, est un sculpteur français, né le 1er janvier 1921 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort le 6 décembre 1998 à Paris. Il fait partie des membres des Nouveaux réalistes, mouvement né en 1960. Il est également le créateur du trophée en ??on?? de la cérémonie des césar du cinéma français.

Jacques Martin et Isabelle Audret
Jacques Martin, né le 22 juin 1933 à Lyon (4e arrondissement) dans le Rhône et mort le 14 septembre 2007 à Biarritz dans les Pyrénées-Atlantiques, est un comédien, animateur de radio et de télévision, producteur de télévision français. Son père joue de sept instruments, et cette passion pour la musique et celle de la cuisine, l’accompagneront toute sa vie ; son fils est un cuisinier habitué des chaînes de télévision françaises Après avoir débuté par le théâtre en 1949, il a produit et animé entre les années 1970 et 1990 de nombreuses émissions de divertissement comme Le Petit Rapporteur, L’École des fans ou Dimanche Martin.
Isabelle Aubret (née Thérèse Coquerelle, le 27 juillet 1938, à Lille, Nord), est une chanteuse française. En 1952, elle remporta les Championnats de France de gymnastique et en 1962, le Concours Eurovision de la chanson pour la France, avec la chanson Un premier amour.

Henri Salvador
Henri Gabriel Salvador, né à Cayenne, en Guyane, le 18 juillet 19171 et mort à Paris le 13 février 20082, est un chanteur et humoriste français. Compositeur et guitariste, il joua à ses débuts dans des orchestres de jazz français. Sa longue carrière (débutée dans les années 1930), prend une nouvelle dimension lorsqu’il entame à partir de 1948, une carrière de chanteur. Artiste populaire, apprécié d’un large public, on lui doit de nombreuses chansons qui aujourd’hui encore demeurent dans les mémoires : Syracuse ; Maladie d’amour ; Le Loup, la Biche et le Chevalier (Une chanson douce) ; Le lion est mort ce soir ; Dans mon île ; Le travail c’est la santé ; Zorro est arrivé… Avec Sacha Distel, ce sont les deux seuls chanteurs français de variété à figurer dans le Dictionnaire du Jazz. Son corps repose au cimetière du Père-Lachaise, à Paris, non loin de celui d’Édith Piaf.

Walter Spanghero
Walter Spanghero (prononcé Oualtèr dans le sud-ouest ; dit L’Homme de Fer par les sud-africains, à l’issue de la tournée de 1967) est un joueur de rugby à XV, né le 21 décembre 1943 à Payra-sur-l’Hers, dans le Lauragais : 1,86 m pour 100 kg, aux mains impressionnantes, aussi à l’aise en deuxième ligne qu’en troisième ligne centre et aile.

Henri Salvador

Les Coco Girls
Les Coco-girls sont une troupe de danseuses et de chanteuses créée par l’humoriste et animateur de télévision français Stéphane Collaro. Elles participent aux émissions Coco-Boy (1982-1984), Cocoricocoboy (1984-1986) puis Collaricocoshow (1987). Elles sont toujours présentées par quatre. Elles ont la particularité d’apparaître le plus souvent dans des tenues très dévêtues et très sexy. Les coco-girls sont souvent des ex-danseuses de cabaret, d’ancienne miss, comme Fenella Masse Mathews, Paula ou Alexandra Lorska du Crazy Horse Saloon. Ainsi, elles ont ce qui est demandé par Stéphane Collaro pour en faire l’atout charme de ses émissions emblématiques des années 80 : être de belles femmes et des danseuses hors pair. Les coco-girls ont enregistré de nombreuses chansons faisant à chaque fois l’objet d’une sortie en disque. Parmi les titres les plus connus : Coco Girl, Ce mec est too much, Cocoricocoboy, Fais-moi du Chachacha, On préfère les rigolos, Coco Dingo, Touche pas à mon homme, Macho mambo, Flics de chocs.

Les Coco girls

Eddy Barcklay
Eddie Barclay (né Édouard Ruault, le 26 janvier 1921 dans le 12e arrondissement de Paris – mort le 13 mai 2005 à Boulogne-Billancourt) fut un des plus importants éditeurs et producteurs de musique français entre les années 1950 et les années 1980 surnommé « l’empereur du microsillon ».

Keith Jarett

Walter Spanghero

L’équipe Jaques Martin

Jacques Martin
 

Don Lewis, le directeur de croisère présente l’équipe photo.

Pierre Vassiliu
Au tout début des années 1950, sa passion pour le sport hippique le mène à devenir apprenti jockey : il fait son apprentissage à Chantilly chez Jean Laumain, entraineur de chevaux de courses pour qui il gagne six courses[réf. nécessaire]. À l’hippodrome du Tremblay, le hasard va lui permettre de rencontrer deux apprentis cavaliers, qui ne sont autres que Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Ceux-ci, apprenant qu’il meuble son temps libre à écrire et composer des chansons, l’entraînent hors des paddocks pour commencer à chanter ses textes, mais également ceux de Georges Brassens à « l’Écluse » et « l’Échelle de Jacob », cabarets parisiens très populaires à l’époque. Son premier disque, Armand, sorti en 1962, est un énorme succès, et se vend à 150 000 exemplaires. Coécrit avec son frère Michel, ce titre lui ouvre les portes de l’Olympia, où il fait la première partie des Beatles. Suit une tournée de deux mois avec Françoise Hardy, Jacques Dutronc et Johnny Hallyday. Il enchaîne les tubes comme Charlotte, Ivanhoe ou La femme du sergent, censuré pour cause de guerre d’Algérie. Son titre Qui c’est celui-là ?, sorti en 1973 et adapté de Partido Alto, de Chico Buarque, a été vendu à plus de 300 000 exemplaires, et l’a mis dans la mémoire des 9 -18 ans de l’époque. La même année, il signe la bande originale du téléfilm en quatre parties la Duchesse d’Avila, d’après Jan Potocki. Ses textes expriment des choses diverses : une indifférence amusée à l’égard du monde (Qui c’est, celui-là ?, La vie ça va, Armand son premier succès de 1962), mais aussi un regard critique sur ce même monde (La femme du sergent, Dangereux), un souci d’en rester spectateur (Film), des chansons aussi romantiques et tendres (Amour, amitié), l’admiration de certaines qualités humaines universelles (Toucouleur), un épicurisme et un érotisme amusant et de bon aloi (Le pied, Nuits françaises, En Vadrouille à Montpellier), et beaucoup de contrepèteries (Alice, Ma cousine, Mon cousin). Pierre Vassiliu est également apparu dans quelques films comme La Saignée (1971), What a Flash ! (1972), Périgord noir (1989). En 2002, il reprend avec Thallia L’Été ou est-il ?, de Boby Lapointe, sur l’album Boby Tutti-Frutti – L’hommage délicieux à Boby Lapointe, de Lilicub. En 2003, il a fait un CD avec des griots Sénégalais : l’orchestre Kalone, de la Casamance, région du sud Sénégal, où il a vécu. Pierre a plusieurs enfants. L’un de ses fils est Dimitri Vassiliu, concepteur lumière (éclairagiste) reconnu, qui a travaillé pour de nombreux artistes français, parmi lesquels Mylène Farmer, De Palmas, Calogero, Zazie…
Jacques Martin

Isabelle Aubray
Sous le paquebot France, îles Vierges Américaines.
Les arbres d’hélice ne tournaient pas rond. Je suis employé pour photographier les ébréchures afin d’évaluer les dégâts. Le majestueux paquebot S/S Norway, ex paquebot FRANCE est au mouillage au large de Saint-Thomas. A part la masse impressionnante du navire en face de nous, il n’y a rien d’autre que du bleu profond. Je passe ma main gantée sur le pourtour des hélices et, quand je repère un accroc, je le photographie proprement, en macro, incluant une petite règle graduée dans le champ et j’en dessine la position sur mon ardoise. Il y a une vingtaine d’ébréchures sur les huit pales.
Le courant nous pousse fortement et nous devons tout faire une main accrochée à l’hélice. Il n’y a aucun poisson et que du bleu infini tout autour du bateau.
C’est très impressionnant. Du bleu et une énorme machine de métal. Je me sens petit et fragile. Privilégié aussi, de pouvoir plonger sous le plus beau paquebot au monde. Ce reportage a été publié dans tous les magazines plongée francophones. Nostalgie du SS France ?
De la plongée peu ordinaire ? Mes photos magnifiques ?
 

Une bien triste photo: S/S BLUE LADY, ex S/ S FRANCE, S/ S NORWAY à Alang, en Inde, 21 janvier 2008, pour son démentèlement final. Bye bue S/S France.
Dommage que la France n’ait pas su le faire fonctionner comme paquebot (trop de grèves à répétition) alors que les Norvégiens l’ont fait pendant 20 ans. Dommage qu’on ne l’ait pas gardé comme musée ou hôtel non navigant

Le nez du France au Port de Grenelle : L’étrave de l’ancien paquebot France se trouve actuellement (2017) sur le quai de Grenelle à Paris.
A l’époque, en mai 1960, c’est le plus gros bateau du monde. Mais la crise a raison de celui que l’on surnomme « Le Prince des mers ». Le déficit d’exploitation atteint les 100 millions de Francs par ans et Valery Giscard d’Estaing
déclare la fin du naufrage. Le France est désarmé en 1974.
Partie supérieure de l’étrave en acier peint avec sa rambarde et son écubier de pointe.
Restauré dans sa peinture díorigine, coque noire, liston blanc.
Ber de présentation en acier laqué. Poids : environ 4,1 tonnes.

Le ClubMed II et ses pratiques débiles.

Je suis le photographe officiel de la croisière inaugurale qui part du Havre (là ou il a été construit) jusqu’en Nouvelle-Calédonie (avec escales à Djibouti, en Australie et au Japon pour faire de la pub). 3 mois. Je ne suis jamais autant ennuyé de ma vie !

 

Le canal de suez
Ce « bizutage » Club Med II lors du passage de l’équateur m’a choqué. J’avais déjà vécu ça à bord d’autres paquebots US, en sympa et amusant, mais ici on se serait cru dans un passage à tabac très malsain. Les Français se défoulent de manière très agressive sur les autres. Cela m’a rappelé la tonsure que j’ai subie au service militaire. Complètement différent sur les bateaux américains où le seul but était de rire.
La plupart des photos que vous voyez sur mon site sont à vendre,
sauf bien sûr, celles pour lesquelles je n’ai pas d’autorisation de modèles ou de décors.
Contactez-moi pour le savoir

 

Une mariée sur le ClubMed II

Message : Bonjour Christian, J’ai regardé ton album des croisières et c’est bien toi! Comment vas-tu? Depuis le temps. MERCI encore pour ces belles photos en robe de mariée que tu m’avais faite sur le pont pendant la croisière du Club Med II en 1992 pendant la traversée Le Havre-Noumea!!! J’ai vu que tu fais une belle carrière à Paris. De mon côté j’habite en Italie depuis 17 ans et je travaille pour une ONG italienne qui s’appelle l’Institut International de Droit Humanitaire www.iihl.org et c’est moi la photographe de l’Institut! J’adore la photographie. J’adore le travail on rencontre des personnes du monde entier, de l’Afghanistan, Mongolie, Lesotho, etc…Cela me ferait plaisir d’avoir de tes nouvelles. Bises, Patricia

Casino sous-marin

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